Kizito MIHIGO: CROIRE EN DIEU APRES LE GENOCIDE

mercredi 12 mars 2008

PRIERE + INTRODUCTION

«Père, nous te prions pour TOUTES les personnes qui ont subi notre manque d'Amour et notre intolérance. Prend les au plus tendre de ta tendresse et de ta miséricorde. Donne-nous aussi de voir en chaque personne, notre frère, JÉSUS QUI A DONNE SA VIE PAR AMOUR POUR TOUS LES HOMMES.»

AMEN

Chers frères et soeurs;

Jesus_sur_la_croixNotre pays, Le Rwanda, a vécu l'inimaginable en 1994. Nous avons vécu un génocide mais, pas comme les autres. Chez nous les rwandais ont tué les rwandais. Les voisins se sont entretués. Les hommes ont tué leurs femmes, les femmes leurs maris, les parents ont assassiné leurs enfants... Nous avons perdu les parents, les frères, sœurs et amis. Nous avons peut être reçu les coups de machettes ou de gourdins, mais nous ne sommes malheureusement pas morts. Nous avons peut être été violées à coup de bâtons, nous avons peut être vécu un long moment dans une fosse avec les cadavres. Nous avons peut être été jeté dans les toilettes et nous ne sommes pas mort, nous avons serré la main du diable. Dans un pays majoritairement chrétien, comment pourrions-nous qualifier cette interprétation de l'évangile?! Dans un pays où tout le monde parle la même langue, où on partage presque tout, (la culture, la civilisation, l'histoire, la religion, et surtout le territoire), dans un pays où il n'y a, à mon avis qu'une seule race et une seule ethnie, comment expliquer une telle haine et une telle sauvagerie? L'ignorance peut être, la pauvreté peut être, la manipulation par les puissances mondiales peut être, etc. (c'est à réfléchir)

Mais surtout, pour nous les chrétiens:

1. Où était notre Dieu que nous avons toujours prié, ce Dieu en Qui nous avons toujours eu Confiance et Foi?

2. L'Église aurait-elle participé dans génocide comme le pensent certains?

3. Serait-il possible de croire encore après ce qu'on a vécu?


Ainsi que d'autres questions assez fondamentales dans la foi, que se posent beaucoup de rwandais, rescapés de ce génocide.

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jeudi 3 mai 2007

LE PARDON, UNE GRACE QUE L'ON PEUT OBTENIR

Composer

«A mon avis, le pardon est une grâce qui vient seulement de Dieu, mais aussi une grâce qu'on peut Lui demander et obtenir, surtout quand on lutte pour être chrétien digne de ce nom, quand on veut aimer sans aucune limite.»

Le témoignage que vous allez lire, a été donné devant la communauté rwandaise de Belgique, lors des cérémonies de la 13ème commémoration du génocide des tutsis au Rwanda. Bruxelles le 7 Avril 2007.

            

 "On m'a dit que je suis né le 25   juillet 1981 à Kibeho, province de Gikongoro dans le Sud du Rwanda. Kibeho est   une des régions les plus évangélisées de notre pays.Tous les habitants de la région étaient tous catholiques pratiquants. L'Eglise de Kibeho construite en 1934, faisait partie des principaux monuments de l'Eglise les mieux construits chez nous.

Lors des massacres des tutsis de 1959, l'Eglise de Kibeho fut l'un des lieux sûrs et sauveurs, où les tutsis de toutes les régions environnantes pouvaient se cacher sans aucune crainte de l'assassin. Raison pour laquelle la plus part des tutsis, avaient choisi de s'y installer après ces massacres. En 1994, l'année du génocide, plus de 90% de la population de Kibeho étaient tutsis.
 
Mon Père BUGUZI Augustin, directeur de l'Ecole Primaire de Kibeho et ancien élève des premières écoles religieuses de Save, était quelqu'un de très appliqué dans l'Eglise. Il aurait d'ailleurs voulu devenir prêtre avant de rencontrer ma mère ILIBAGIZA Placidie, qui elle aussi était enseignante à l'école primaire de Kibeho. Mes parents m'ont donné le nom de MIHIGO grâce à mon grand père paternel qui s'appelait ainsi, et le prénom Kizito, grâce aux premiers martyrs ougandais.
 
En 1990, lors de la première attaque du FPR, Kibeho étant géographiquement mal placé, n'était pas parmi les régions les plus informées de ce qui se passait de l'autre coté, en l'occurrence en Ouganda. Le lendemain de l'attaque, je me réjouissais d'aller raconter à mon père comment notre pays venait d'être envahi par les petits animaux appelés Inyenzi Inyangarwanda. Et très convencu, je lui demandais de tout faire pour que ces animaux, comme nous disait la radio, n'arrive pas dans notre région.

Mon père qui apparemment était au courant de tout, et comprenait la situation beaucoup plus que moi, changea d'attitude depuis ces jours là. Il devint très calme, très pensif, beaucoup plus spirituel, lui qui allait à la messe chaque dimanche, commença désormais à y aller tous les jours, et nous les enfants, on se demandait pourquoi.

       

En avril 1994, avant même l'attentat de l'avion, les habitants de Kibeho étaient tous envahis de peur. Les écoles étaient fermées depuis quelques semaines, les étudiants hutus menaçaient leurs collègues tutsis, les voisins qui habituellement étaient nos amis, ont brusquement commencé à menacer mon père et ma mère en leur disant que leurs enfants allaient être tués à leurs yeux, et que nos vaches aller bientôt être mangées. Nous les enfants, on y croyait pas. Tous les gens qui venaient chez nous pour demander à manger et à boire, et qui tous partaient contents et rassasiés voire ivres, n'allaient pas, disions-nous, tout oublier d'un seul coup. On pensait au contraire qu'ils allaient nous protéger de cette guerre qui se murmurait depuis quelques mois.
         
          KizitoLe 7 Avril 1994 le matin, j'ai croisé mon père dans le couloir de notre maison, et il ne semblait pas avoir dormi. Il avait les yeux rouges, comme quand il était fâché. Il est allé faire un tour derrière la maison, et il est revenu en nous disant : « Venez voir ce qui se passe sur la colline en face » Toutes les maisons de nos voisins en face, brûlaient en même temps, et on se demandait qui étaient capables de brûler ces maisons en même temps car elles étaient quand même nombreuses. Le feu est venu de maison à maison, et mon Père nous a ordonné de quitter notre maison sans rien, et d'aller à l'église de Kibeho, située au 500 mètres de chez nous. Arrivés à l'Eglise, nous avons été traumatisés par des milliers et des milliers de personnes, hommes, femmes et enfants venant de toutes les régions voisines.
         
L'Eglise était pleine, l'Ecole primaire aussi, et les gens commençaient à s'installer dans une école secondaire voisine.
Mon père était parmi les tutsis les plus recherchés de la région et il avait très peur, moi je l'ai vu. Il est venu nous trouver à la maison et il nous a demandé de partir, et d'aller dans une famille amie à Runyinya, une des communes de Butare. Mon père est resté avec sa mère qui était très âgée et qui ne savait plus marcher. Il nous disait que si la situation devenait trop grave, il allait prendre son vélo, et nous joindre à Butare. On devait partir à pied, et de préférence pas par les routes principales. Nous avons pris le chemin de la foret et nous avons longé la rivière appelé Uwarunyerera. Après quelques kilomètres avec mes sœurs, ma mère et mon petit frère dans son dos, quelques hutus nous ont vu en train de traverser la vallée. Parmi eux il y avait les enseignants collègues de mes parents, l'inspecteur d'arrondissement, il y avait aussi l'agronome de la commune. Ils étaient assis sur les collines autour de nous, je crois qu'ils attendaient un signal pour aller tuer les gens dans l'Eglise. Ils nous ont vu et ils sont descendus des collines en criant : « Ce sont les riches, ce sont les riches, ils ne doivent pas nous échapper », et nous, nous avons couru dans différentes directions. Ma maman avait mon petit frère dans le dos, elle ne savait pas courir. Elle s'est cachée dans un trou à coté de la rivière, et j'ai rencontré mes soeurs une à une après quelques kilomètres dans la foret. A un certain moment nous avons cru que ma mère avait été tuée.
         
Ma mère a passé en effet le reste de la journée dans ce trou, et la nuit aussi. Le lendemain, elle nous a rejoint à Butare, et nous avons pleuré ensemble.Elle nous dit que les personnes qui nous poursuivaient ont traîné tout prêt de ce trou en fouillant partout. Quelques heures après son arrivée, nous avons vu l'Eglise de Kibeho en train de brûler, et nous entendions de loin les coups de feu. C'était la première fois que nous avons entendu le bruit d'un fusil, et nous nous demandions ce que devenait papa au milieu de tout cela.
Il nous avait dit que si la situation s'aggravait, il allait prendre son vélo et nous joindre à Butare. Nous avons passée toute la nuit tout yeux tout oreilles. On attendait papa avec son vélo.
         
Vers les 10h du matin, nous avons entendu « induru » les cris dans le quartier où on logeait. Après quelques minutes, c'était les coups de feu. Le bruit des fusils était tellement proche de la maison qu'on croyait l'entendre dans nos cœurs. Tout le monde tremblait. Maman nous demandait tous de prier, mais on n'y arrivait pas. Personne ne pouvait se concentrer. On prenait les chapelets en main, mais on en faisait rien. On a décidé de quitter la maison en courant. Moi j'ai pris la radio, mes sœurs ont pris les habits, les autres ont pris la vaisselle, et tout ce qui pouvait être portable, mais je vous jure que personne n'a couru plus de 500 mètres avec. Il y avait un très long fil des hutus qui nous demandaient l'argent, tout ce que nous avions, ou alors, nous tuer. Il y avait aussi quelques twa avec eux. Quelques dizaine de tutsi de ce village, sont morts en ce moment là.
         
Après avoir donné tout ce que nous avions, ils nous ont conduit au centre de Karama, toujours en province de Butare, et ils nous ont dit que les massacres étaient finis. Nous avons failli y croire car on a passé plus de deux semaines dans ce centre, on était beaucoup de milliers dans ce centre et on attendait qu'ils viennent nous tuer, mais je crois qu'ils avaient peur parce qu'on était très nombreux. Pendant la nuit, on était attaqués par des petits groupes des hutus armés mais à chaque fois on les combattait, et on les chassait. Moi et ma famille nous dormions dans une salle paroissiale, entre l'Eglise et l'Ecole. On était tellement nombreux dans cette salle, que quelques fois je préférais aller dormir dehors malgré le danger.

       

Les gens dormaient au dessus des autres, on dirait les sacs de charbons … Quand on voulait sortir pendant la nuit, on marchait au dessus des gens. Un enfant a voulu aller faire pipi, on lui a dit de marcher sur les gens, et d'aller faire pipi à travers la fenêtre, et il est revenu en morceau. On lui a lancé une grenade à travers la fenêtre. Les gens qui dormaient à coté de la fenêtre, ont été tous blessés. Moi je n'ai rien su, parce que j'étais en dessous. J'étais étouffé, je ne pouvais pas respirer, mais, au moins j'ai été sauvé de ce danger.

       

Nous avons passé une dizaine de jour à ce centre paroissiale   de Karama, et le 19 Avril, c'était le jour qu'on attendait.
Toute l'armée de la province de Butare je crois, toute la police, toute la gendarmerie, sont tous venus nous bombarder. Ils lançaient les bombes et les grenades dans les sales, et pendant qu'on criait en essayant de prendre les blessés et en regardant si quelqu'un de la famille avait été touché, les interahamwes entraient dans les sales pour couper les têtes des gens. Chaque personne qui sortait était directement fusillée par les soldats qui étaient dehors. Un homme très courageux appelé Ildefonse, ordonna tous les hommes qui étaient dans notre salle de sortir et de mourir en combattant. Seuls les femmes et les enfants devions rester dans la salle. Ildefonse est sorti premier et sa tête a explosé juste devant la porte, et le sang nous a rejoint en l'intérieur de la salle. Les Interahamwe sont entrés dans notre salle, ils ont coupé les gens, ils ont coupé tout le monde, mais pas moi, ni ma mère, ni mes sœurs. On était très salle, tout le monde était très salle, imbibé dans le sang, je pense qu'ils n'arrivaient plus à distinguer les vivant des morts et des blessés.

       

Dans la salle j'étais avec mes quatre sœurs, ma mère et mon petit frère. Personne n'a été coupé pendant les trois heures de massacres, de midi à 15h. Nous considérons cela comme un véritable miracle de Dieu. A 15h, ils ont dit qu'ils n'avaient plus de balles. Tous les soldats sont partis, et seuls les miliciens sont restés avec leurs machettes et gourdins. Nous nous sommes décidé de sortir, on se disait qu'ils allaient nous couper avec les machettes et nous frapper avec leurs gourdins, mais qu'à un certain moment, ils allaient être fatigués.

       

C'est comme ça que ça s'est passé. On est sorti au milieu de machettes. Le sang partout, on coupait celui qu'on voulait, moi je courait en marchant au dessus des morts et des blessés, où est ma mère je n'en sait rien, où sont mes sœurs ? A savoir plus tard, seule ma vie comptait. J'ai marché au dessus de quelqu'un qui n'avait plus de jambes. Il avait la hanche, les bras et la tête, mais pas les jambes. Il m'a dit : Stp ne marche pas au dessus de moi. Je l'ai regardé et j'ai continué à courir mais cette fois ci en pleurant.

       

Je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas où aller, je ne comprenais pas bien ce qui se passait dans le monde. Je croyais que c'était le monde entier qui vivait la même situation. J'ignorais que cela était possible, et surtout aussi brusquement.
         
Je me suis donc séparé de ma famille, et j'ai suivi un groupe des tutsis qui couraient. On a couru, ils disaient qu'on allait au Burundi, mais personne d'entre nous ne connaissait le chemin. On a traversé les vallées, on courait, on arrivait dans une vallée où les hutus nous attendaient avec leurs armes, ils tuaient, et si tu avais quelque chose à leur donner, ils pouvaient te laisser partir en te disant que tu allais te faire avoir devant.

       

C'était juste, à chaque cent mètres on trouvait un groupe qui nous attendait. On a quitté Karama on était un groupe de 500 personnes environs, on est arrivé à Nyakizu, la commune voisine, on était plus qu'une dizaine. Dans la vallée de Nyakizu, c'était le matin du jour suivant, j'ai rencontré les gens que je connaissais.

       

J'étais enfant de chœur dans l'église de Kibeho, je servais les prêtres pendant la messe tous les matins. Dans la vallée de Nyakizu, très tôt le matin, j'ai rencontré un groupe des hutus parmi eux, il y avait un prêtre que je servais tous les jours à Kibeho. Il a dit : Ce garçon je le connais, il est de Kibeho, on a déjà tué son père, il est le plus beau qui nous reste. Un soldat qui était avec lui a dit : « Il faudra le tuer comme dessert alors ». On m'a ordonné de m'asseoir là à coté d'une rivière, en attendant qu'ils finissent le groupe avec lequel j'étais, pour enfin me tuer comme dessert. J'étais assis avec une vieille femme, elle aussi devait être tué comme dessert. Ils ont tué tout le groupe avec lequel j'étais, sauf deux filles qui devaient rentrer avec eux, disaient-ils.
         
Quelques minutes après, un grand groupe des tutsi est arrivé, il y avait ma mère et ma sœur dedans, je les ai vus. Parmi eux il y avait un homme qui avait encore un peu d'argent. Il les suppliait en disant : Svp, ne me tuez pas je vais tout vous donner. Ils étaient tous distraits par cet homme, et moi j'ai couru sur la montagne, et en montant le soldat à tiré, mais aucune balle ne m'a touché. Actuellement je vois cela dans les films d'actions.
         
J'ai fait trois jours et trois nuits à pied, pour arriver au Burundi, tout comme les autres tutsis venant de Karama. Arrivé au Burundi c'était un autre combat qui commençait : Pleurer, chercher comment vivre seul sans rien, chercher et retrouver les miens qui seraient toujours vivants, et tout cela seul.
          Le HCR   était la seule personne qui pouvait m'aider, mais il était trop surchargé pour   ça.
         
Deux semaines après mon arrivée au Burundi, j'ai retrouvé la première personne de ma famille : Ma mère avec mon petit frère qui n'avait pas encore un an. Ils étaient emmenés dans un autre camp de réfugiés qui étaient à quelques kilomètres du mien. J'y suis allée, je les ai retrouvés et je suis resté avec eux. Quelques jours plus tard, quelqu'un m'a dit qu'il aurait vu ma sœur à Matongo, un autre camp de réfugiés de l'autre coté du Burundi. J'y suis allée, deux jours à pied, et j'ai retrouvé Consolée ma sœur aînée. On a pris le camion du HCR et on est revenu à Mureke pour joindre maman et mon frère.

       

Le lendemain j'ai appris que mes deux petites sœurs venait d'arriver à Mparamirundi, un camp de réfugiés tout près de la frontière, je les ai retrouvées, et elles aussi ont vécu des choses croyez moi. Seulement je ne sais pas si elles sont prêtes à les raconter. J'ai retrouvé tous les membres de ma famille de cette façon, à part mon père bien sur. Je rencontrais les gens qui étaient à Kibeho lors du bombardement de l'Eglise, et ils me disaient que lui a été tué à part, par un groupe des hutus dirigé par un Médecin de Kibeho, un docteur appelé MUTAZIHANA.

       

Mutazihana avait une fille qui était une très grande amie à moi. On étudiait ensemble à l'école primaire de Kibeho. On m'a dit que c'est son père qui a tué le mien, et j'ai senti tout l'amour que j'avais pour elle, se transformer en terrible haine. J'ai détesté tous les hutus, et toutes les personnes de parents mixtes.

       

Quand j'étais au Burundi, j'étais capable de tuer aussi, je crois. J'ai voulu entrer dans l'armée du FPR pour venger mon Père, mais j'étais trop petit, on n'acceptait pas les garçons de 12 ans. Je traînais avec les soldats burundais, je leur racontais ce que j'avais vécu, et je leur parlais de mon projet de venger mon père. Ils me soutenaient ces soldats, figurez vous. Je leur demandais de m'apprendre comment utiliser la baïonnette, la grenade et le fusil. Ils me l'ont appris.

       

Je me disais que si jamais le FPR prenait le pouvoir, il y aurait plus de hutu dans notre pays, tout comme les enfants qui ont les parents mixtes. Je les détestais aussi. Je ne faisais plus confiance aux gens, et j'étais devenu très méchant. Heureusement que j'étais au Burundi, si j'avais pu être au Rwanda en ce moment là, j'aurais tué beaucoup de gens. J'en ai tué beaucoup d'ailleurs dans mes pensés. Je demande pardon à Dieu pour ce sentiment de haine et de vengeance que j'ai eu en ce moment là.
         
Juillet 1994, le FPR a libéré le pays, et nous sommes rentrés. Il n'y avait pas beaucoup de hutus dans le pays à l'époque, heureusement d'ailleurs. J'étais cette fois-là préoccupé par la recherche d'une belle maison à Kigali, pour mettre ma famille dedans et après aller dans l'armée du FPR. J'ai essayé d'entrer en Armée par le camp de Gashora au Bugesera, le seul camp militaire qui acceptait encore les enfants (Kadogo), et j'y ai rencontré mon oncle qui était dans l'armée depuis longtemps, il m'a donné dix coups de bâtons sur mes fesses et m'a obligé de retourner chez moi. Je suis retourné dans ma famille, fâché, de Bugesera à Kigali à pied. Quelques mois après, les écoles ont repris à Kigali, j'ai fini ma sixième année mais, j'avais une haine trop grande pour les enfants hutus. Un enfant hutu me parlait, et je le frappais. J'ai frappé beaucoup d'enfants comme ça, innocemment.
         
Après ma sixième année primaire en 1995, j'ai fait l'examen d'entrée au Petit Séminaire de Butare, un collège qui forme les futurs prêtres. J'avais juré à mon père d'entrer dans cette école, et lui m'avait dit que c'était l'école la plus sérieuse. J'ai réussi l'examen d'entrée et je suis parti au Séminaire. Je n'avais pas de vision de devenir prêtre en ce moment là, j'y allais juste parce que c'était une école préférée de mon Père et que je devais me souvenir de ses choix pour moi. Sinon j'avais la haine pour tout ce qui est les prêtre et l'Eglise. Arrivé au Séminaire, je suis tombé amoureux de deux choses aujourd'hui indispensables dans ma vie:
         
LA MUSIQUE SACREE et le KARATE. J'étais emporté par les compositions de la Chorale de Kigali interprétées par les séminaristes, et en dehors de l'école je me réjouissais à faire du Karaté avec l'équipe de l'école.
         
On avait la messe tous les matins et moi ma prière quotidienne pendant que le prêtre élevait le pain et le vin, était : « Seigneur, fais de moi un grand compositeur, fais de moi un grand chanteur de ta louange.

       

Aide-moi à te célébrer et à être célèbre dans ce domaine sacré, fait de moi quelqu'un de très fort dans le chant liturgique, et que tout le Rwanda puisse se servir de mes compositions. Seigneur, fais que mes compositions puissent bouleverser les cœurs de tous les rwandais, comme ces chants des séminaristes ont bouleversés ma vie. Fais que mes chants me valent ton Amour Seigneur et celui des hommes » Puis je disais à Dieu : « Seigneur, aide moi à devenir un grand Karateka, que je puisse être le capitaine de l'équipe de l'école un jour »
         
Pendant ma première année au séminaire j'ai composé plus de 50 compositions, et certaines se chantaient déjà au séminaire. En deuxième année, étant organiste de la chapelle du séminaire, j'ai fondé la chorale Mélomane, chorale permanente de l'Ecole. Avec une centaine de mes compositions, la chorale mélomane fut première dans des compétitions nationales des chorales.

       

Dans cette chorale, il y avait le fils de l'Inspecteur d'arrondissement de Kibeho et le fils de l'agronome de Kibeho, les hommes qui voulaient nous tuer le 7 avril. Je leur apprenais à chanter tous les jours. Je vous le dis sincèrement, ces deux visages qui étaient tous les jours devant moi, dans ma chorale, m'ont beaucoup aidé à accepter beaucoup de choses dans ma vie. Ils m'ont beaucoup appris qu'on pouvait renoncer à la haine afin de pouvoir bien chanter pour Dieu.

       

Ils m'ont aidé à anéantir ce sentiment amer qui colonisait mon âme depuis quelques années. Ces deux garçons ne le savent pas mais par eux, j'ai appris à pardonner, j'ai pardonné et je me sens plus heureux, plus tranquille, plus libre et surtout, plus proche de Dieu. Pardonner c'est à mon avis une grâce qui vient de Dieu tout seul, mais aussi une grâce qu'on peut demander et obtenir surtout quand on lutte pour être chrétien digne de ce nom, bref quand on veut aimer sans aucune limite.
         
Ils savaient chanter ces deux garçons, et moi je ne voulais pas me débarrasser d'eux. L'un d'entre eux est devenu finalement mon successeur, il a dirigé cette chorale après mon départ du Séminaire.

       

En 1997, dans une recollection au séminaire, je me suis souvenu, que quand j'étais au chemin vers le Burundi, j'avais promis à Dieu que si je n'étais pas mort, je n'allais plus pécher et j'allais consacrer toute ma vie à faire quelque chose qui Lui rendra gloire pendant toute ma vie. C'est donc en 1997 que j'ai pris la décision de me consacrer entièrement à la composition, à l'interprétation des chants liturgiques et à l'orgue, bref à devenir artiste de Dieu.

       

J'ai ensuite composé plus de 380 compositions qui se chantent partout dans les paroisses du Rwanda. J'ai grâce à Dieu réussi plusieurs concours nationaux, dont celui de l'hymne national actuel de notre pays. Je remercie infiniment notre patrie, le Président de la République et son gouvernement qui ont reconnu ma vie entant qu'artiste, et m'ont donné la chance de venir approfondir mes connaissances aux Conservatoires de Musique d'Europe. C'est une expérience artistique incomparable pour moi. C'est un autre monde différent du séminaire mais dans lequel on doit aussi se chercher et se retrouver entant qu'artiste de Dieu.
         
J'ai toujours voulu savoir si le Docteur MUTAZIHANA qui avait dirigé le groupe assassin de mon père était emprisonné. En 2003 j'étais ici en Europe, et j'ai appris que cet homme était en prison de Gikongoro, lui et sa femme. J'ai en ce moment là pensé à leur fille qui était ma meilleure amie à l'Ecole primaire. Quand je suis allé au Rwanda en 2004, je l'ai difficilement retrouvée, on a mangé ensemble et je lui ai dit que je sais que ses parents ont tué mon père, que je savais qu'ils étaient en prison, mais que la fille ne doit pas avoir honte envers moi. Je lui disais qu'elle devait se souvenir non seulement de ce qu'on a vécu à cause de ses parents, mais aussi et surtout de notre relation à l'école primaire. Je lui ai dit que même si on a tué les corps de nos parents, frères et sœurs, leurs ames, dont nous qui sommes toujours en vie, n'ont pas été tués.
         
          Je lui disais que j'aimerais reprendre contact avec elle, et   l'aider si je le pouvais.
         
Elle n'était pas à l'aise, elle n'a pas pu manger, elle était là devant moi, assise de profil, en train de m'écouter très silencieusement. Elle me disait qu'elle trouvait tout cela trop gentil et incroyablement bon, mais qu'elle n'arrivait pas à y croire. « Ibyo byose ndabyumva kandi ndabyemera, ndabigushimiye. Ariko simbasha kubyakira » Je crois qu'elle ne m'a pas cru en ce moment là. Sincerement je peux la comprendre. Quatre ans après, j'ai eu encore une fois en moi, un appel très profond, d'aller chercher cette fille et de confirmer ma démarche envers elle. Je me disais qu'il était encore une fois de mon devoir entant que chrétien de lui prouver la sincérité de ma démarche, et de l'aider à avoir confiance en moi. J'ai donc fait encore fois, une démarche de la retrouver. Par la grâce de Dieu, cette fois-ci, Fifi a accepté de reconstruire une relation avec moi. J'ai surtout été content de constater qu'elle a compris le sens chrétien de ma démarche envers elle, (de pardon et de miséricorde), et j'ai été très heureux de voir qu'elle était prête à témoigner de Dieu à travers notre relation. Elle est ma meilleure amie aujourd'hui, et pour cela je bénirai le Seigneur en tout temps. Je ferais tout ce que je peux pour que par notre relation, les gens puissent comprendre que le pardon est tout à fait possible, grâce à Dieu, par Lui, avec Lui et en Lui.

       

De tout coeur, je remercie Fifi d'avoir accepté de reconstruire avec moi cette relation plus solide que jamais.
         
Aujourd'hui je suis étudiant au Conservatoire de Musique de Paris. Je remercie Dieu de m'avoir donner la chance de pouvoir lui être reconnaissant dans mes compositions.
         
Je peux dire que les prêtres m'ont beaucoup déçu, ils ont voulu que je meure alors qu'on donnait l'offrande ensemble chaque matin. Mais ils ne peuvent pas me faire oublier mon Dieu et les promesses que je lui ai faites durant ma propre vie. Mon Dieu m'a permis de devenir compositeur, et aujourd'hui j'ai plus de 380 chants liturgiques qui parlent de Dieu, et qu'on chante pour Lui partout dans les paroisses du Rwanda. Il m'a aussi donné le Karaté que j'avais demandé.
         
Tous les gens qui m'aiment et qui souhaitent m'aider à faire quelque chose dans ma vie, je leur demande toujours de m'aider à chanter davantage pour Dieu. Merci à mes parents, à l'Eglise, au gouvernement Rwandais, au président Kagame, merci à tous les gens qui m'ont soutenu tout au long de ce voyage que je fais depuis plus de dix ans, entant qu'artiste de Dieu.
         
Que Dieu qui les accueille dans son Saint Royaume, se souvienne de nous qui faisons toujours ce long chemin : La vie sur la terre. Amen
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"Je ne témoigne ni pour les uns ni pour les autres, ni contre les uns ni contre les autres. Mon témoignage a un seul but, celui de dire qu'avec le Christ, l'Amour a vaincu la haine, que malgré le mal qui habite le monde depuis la création, grâce à Dieu nous menons une vie d'ésperance. Ce témoignage est juste pour dire qu'en Jesus Christ, la vie triomphe toujours sur la mort"

       

visitez aussi: www.artistesdedieu.afrikblog.com, et www.twibaze.afrikblog.com 

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mardi 27 février 2007

KWEMERA IMANA

Jesus_sur_la_croix

Bavandimwe namwe nshuti, bakristu, bana b’Imana duhuje intero kandi duhuje ingendo tugana ubudahemuka n’ubutagatifu duhamagarirwa na Data wa twese udukunda ;

Muri iki gihe, aho bamwe batagitinya kwerura bavuga ko Imana itabaho, abandi bakayigereranya na baringa kandi bakabivugana umurava n’ishema umuntu atamenyera imvano, birakwiye kandi biratunganye ko twebwe ababatijwe tugakomezwa mu izina ry’Imana kandi tugahazwa umubiri n’amaraso bya Kristu, twerura natwe tukavuga aho ukwemera kwacu gushingiye, tukerekana ishema bidutera natwe, kandi tukabwira abashegeshwe n’ubwo buhamya bw’amahomvu, ko Nyagasani abahamagarira kwima amatwi iby’iyi si ya none, no gukurikira inzira tumurikiwe n’ivanjiri ntagatifu.   

Ni byo koko nyuma y’ibihe bikomeye isi yacu igenda icamo ibitewe cyane cyane no kwishyira imbere, kwiyemera ndetse no kwiyizera muri byose bya muntu, nyuma y’amahano nk’ay’itsembabwoko mu muryango nyarwanda, intambara zidahosha n’ibibi by’intwaro za kirimbuzi, aho ubwigenge bwa muntu bwahindutse kuba ibyigenge, itegeko ry’Imana rikaza nyuma y’iryacu bwite na nyuma y’iry’imibiri yacu, n’ibindi bigenda bihindura imyumvire y’isi ya none, birumvikana ko abanyantege nke mu kwemera bibahindura abahakanyi ruharwa.

Nyamara twebwe abo Imana yatoye kandi yiyeretse kenshi, ni ngombwa ngo duhagurukane isheja maze turate izina ry’Uhoraho ubuzirasoni, we Mwami usumba bose, We Rukundo nyarwo, We Nzira, We Kuri, We Buzima.

Ngiyo intego y’iyi nyandiko.

Muri iyi nyandiko rero, murasangamo byinshi mu byo abakristu bibaza none, n’imyumvire yanjye nk’umukristu w’umunyarwanda kuri ibyo bibazo by’ingenzi mu kwemera.

Ndahamagarira urubyiruko rw’u Rwanda by’umwihariko gusoma no gusobanuza iyi nyandiko, kuko ubutumwa buyirimo atari ubwanjye, ahubwo ari ubw’Imana Nyirijambo, Nyirubutagatifu na Nyakuvugirizima.   

Ingingo ya mbere :

Kuki nemera Imana ?

Ku bwanjye, sinemera Imana mbere na mbere kuko nabyigishijwe, cyangwa nabisomye mu bitabo, yaba Bibiriya cyangwa se ibindi bitabo by’ijambo ry’Imana. Birumvikana ko abaduteye inkunga yo kutugezaho inkuru nziza ya Kristu bakwiye gushimirwa no gusabirwa umugisha. Birumvikana kandi ko abakoze uko bashoboye ngo izina ry’Imana n’ugushaka kwayo byogere mu bantu, babinyuza mu nyandiko, mu mvugo mu ndirimbo se cyangwa ubundi buryo bw’iyogezabutumwa, bakwiye ishimwe kandi turabatura Imana. Nyamara jyewe simvuga ko ukwemera kwacu ari aho gushingiye mbere na mbere. Ukwemera kw’umukristu nyawe, gushingiye ku mubonano we bwite n’Imana.

Nkunda gutanga urugero rusanzwe, kugira ngo abantu barusheho kumva neza icyo guhura n’Imana bimara mu buzima bwacu, n’uburyo uwo mubonano ugenda. Si ibonekerwa, si no gukabya. Imana yacu iriho, iduhora hafi, iradukunda kandi yifuza kuvugana na buri wese ku buzima bwe, ngo tuve i bumuntu tugane i butagatifu, ngo dukire ingoyi y’umubisha uduheheta aho turi hose, ngo dukunde tugire imbaraga zitsinda uwo Sekibi ugusha benshi mu mbaga y’Imana.

Mu buzima bwacu bwa buri munsi hano ku isi, duhura n’abantu benshi banyuranye. Hari abo duhurira mu mayira kenshi tujya ku kazi kadutunze nabo bajya ku kabo, hari abo duhurira aho turuhukira, mu bitaramo, mu mikino, mu kwidagadura kunyuranye. Hari n’abo tubonanira kenshi ku kazi kacu cyangwa kabo buri wese akora akazi ashinzwe. Akenshi abo bantu turasuhuzanya, tukabazanya amakuru twihitira, ejo naho bikaba bityo, ejo bundi bikaba akamenyero, maze rimwe na rimwe umuntu akaba yagira ati « uriya muntu turaziranye »

Ashwi ! Ku bwanjye nta muntu umenyana n’undi iyo bataricara ngo baganire, iyo batarafata umwanya uhagije wo kuganira ku buzima bwabo, ngo umwe abwire undi aho akomoka, uko yabayeho n’iby’ingenzi byaranze ubuzima bwe, icyo yanga n’icyo akunda, ikimushimisha n’ikimubabaza, icyo agamije mu buzima n’ibindi binyuranye biranga kandi bisobanura muntu na kamere ye, nk’ukwemera, umuco (imigenzo, uburere), n’ibindi.

Imana nayo nuko.

Nta n’umwe muri twe wari ukwiye kuvuga ko azi Imana, ngo ni uko yayibwiwe, yasomye mu bitabo se akamenya ko Nyagasani yakoreye ibitangaza umuryango wa Isirayeri n’abawukomokaho, kuko se yarezwe mu migenzo myiza yo gusenga no kubaha Imana, n’ibindi dusanga mu muco w’abemera Imana. Nk’uko nabivuze, ibyo byose ni ingenzi mu buzima bw’umukristu, ariko ntibihagije. Ukwemera nyakuri gushingiye ku mubonano w’Imana na buri wese ku giti cye. Uburere dukesha ababyeyi bacu, inyigisho z’iyobokamana turonka mu butoya no mu ibyiruka byacu hamwe n’ibyanditswe bitagatifu, ku bwanjye byose ni ibidutoza kwitegura uwo mubonano mutagatifu, guhura na Data wa twese twabwiwe kuva tukivuka. Nyagasani yifuza guhura na buri wese muri twe, nyamara twebwe ntitumubonera umwanya. Tuba duhuze. Ntituboneka. None tuba turi ku kazi, ejo twagiye mu minsi mikuru, ejo bundi  twagiye gusura inshuti, hanyuma duhugiye muri byinshi twita ingirakamaro, maze tukabura byibura iminota itatu yo guharira Data, umubyeyi w’ababyeyi bacu, Soko y’ubuzima bwa muntu, Imana umutegetsi w’isi n’ijuru. Ni We dukesha inshuti zose tugira, ni We dukesha urukundo n’umunezero, ni We mizero y’ubuzima, tutamufite ntacyo twaba turi cyo, kabishywe n’iyo twaba dufite ibya mirenge, iyo nta mugisha w’Uhoraho, byose bitubera akababaro aho kutuviramo umunezero. Nguyu rero uw’isi n’ijuru bikesha ibyiza byose, nguyu uwo natwe tubisonzeye dukesha ubuzima no kuramba.

Ingingo ya kabiri:

Igihe cyo guhura no kumenyana n’Imana.

Bavandimwe namwe nshuti muri Kristu ;

Nta handi tuzahurira kandi tuzamenyanira na Nyagasani, usibye mu isengesho. Yezu Kristu ubwe yabiduhayemo urugero ubwo yari hano ku isi, aho yageneraga isengesho umwanya w’ingirakamaro mu buzima bwe. Nitwibuke iminsi mirongo ine mu butayu, twibuke ku musozi w’imizeti, twibuke igihe yihindura ukundi, n’ahandi henshi Kristu aduha urugero mu guharira umwanya Imana mu buzima bwacu. Isengesho ni byose ku mukristu, kuko ahatari isengesho, nta n’Imana ihaba. Hari benshi tuganira muri iki gihe, cyane cyane muri ibi bihugu tubamo by’Uburayi, ugasanga baragira bati : « Moi aussi je suis croyant mais, pas pratiquant ». Abandi bati : « Moi je suis catholique, mais, je ne vais pas а la messe ». Ngaho nimumbwire namwe. Mu yandi magambo, abo bantu baba bavuga ko bemera Imana mu magambo gusa, usibye mu bikorwa. Baba bavuga ko bemera Imana nk’igitekerezo (lйgende). Ku bwanjye bashatse bakwemera n’isuka cyangwa amazi, kuko kuri bo icy’ingenzi ni ukugira icyo wemera mu bitekerezo, hanyuma ukabyishyiramo, bikaba biratunganye.

Kumenya no kwemera Imana nyabyo, bishingiye ku isengesho. Kuyemera kandi, bigaragarira mu bikorwa birimo kuyikomeraho. Muri ibyo bikorwa harimo kuyiharira umwanya ukwiye mu buzima bwacu.

Hari abandi tuganira kenshi, bakambwira ko bahisemo kwitangira ibikorwa by’ingirakamaro, nko kwita ku barwayi, gufasha abakene, kugoboka impfubyi n’abapfakazi n’ibindi, nuko bati « twahisemo kwemera Imana muri ubwo buryo ». Nifuza kubwira abo bantu bose, ko iyo ibyo byose bidakozwe mu Izina ry’Imana, nta gaciro bigira imbere yayo.Buri wese ahisemo kwemera Imana uko yishakiye kandi, isi yacu ntaho yaba igana. Umukristu wese ahamagariwe kwitoza kuberaho Imana nka Kristu nyine, nk’uko izina ribigaragaza. Kristu niwe nzira, niwe Kuri. Niba turi abakristu niwe dukwiye kureberaho igikwiye.

Ibikorwa byiza byose, bigera ku Mana iyo umutima ubikoze uzirikana ko biyiturukaho, kandi biyiganaho. Icyo gihe bihinduka isengesho rinogeye kandi rihesha ikuzo Data wa twese udukunda. Naho ubundi bitabaye ibyo, ntawatanga ijuru abagome, ibisambo n’abicanyi. Ngira ngo nabo barafashanya rwose. Kugira ngo abantu basenye inzu nka Wold Trade Center, mu gihugu gikomeye kandi kirinzwe nka Amerika, ntawavuga ko hatarimo ubufatanye no guterana inkunga. Kugira ngo abantu bategure gutsemba imbaga y’Imana irenga miriyoni kandi babishyire mu bikorwa mu mezi atatu gusa, ntihazagire umbwira ko hatarimo ubufatanye, ukwisungana, guterana inkunga, no kugobokana. Nyamara se, dutinyuke tuvuge ngo izo nkozi z’ibibi z’abemeragato zakoze igikorwa? Nyamara abenshi muri bo bavugaga ko basenga. Hari igihe ndakara nkabona birutwa n’uko abo bantu batari kuba bararemwe.Uburakari n’umujinya bivugisha amangambure. Ibyo byose Imana irabizi, kandi mbisabira imbabazi iteka. Abo biherana baragowe.   

Iyo umuntu asubije amaso inyuma akitegereza neza, asanga abakoze ayo mahano bose ari ba bandi bemera Imana mu magambo gusa. Ba bandi bitwa abakristu ku izina, bagasenga by’umuhango, bakitwaza gufashanya, gusabirana no guterana inkunga mu buzima bwa buri munsi. Ese mwari muzi ko muri abongabo umuntu ashobora gusangamo n’abihaye Imana ? Muri iki gihe hari benshi bihaye Imana mu magambo no mu makanzu gusa, ariko mu buzima bwabo nta Mana batwereka. Jyewe nabanye nabo kandi turacyabana ndabazi. Ntimuzatangazwe rero no kumva umupadiri yarafashe umupanga agatema umuntu. Ntibitangaje na mba.

Iyo umuntu yemera Imana by’ukuri (ndashaka kuvuga iyo yahuye n’Imana mu buzima bwe), nta na kimwe kimuca intege muri iyi si, ngo kimubuze gukomeza urugendo yiyemeje. Nta muntu n’umwe kandi ukwiye gukurikizwa cyangwa kutubera urugero rw’ubuzima, usibye Kristu wadupfiriye akazuka akatugaragariza urukundo nyakuri adukunda twebwe abe, akaduhishurira Data wa twese udukunda, kandi akaduhishurira iyobera ry’ubugingo buhoraho. Ikosa ryo kugira abantu urugero rw’ubuzima ryakunze kugusha benshi. Nibyo kandi na Yezu yabitubwiye kenshi : « Uwambonye aba abonye Data, ni Jye Nzira, Ukuri n’Ubugingo ». Ni  ukuvuga ko kugira ngo tumenye Imana kandi tuyigane, dufite urugero rumwe kandi rukumbi. Yezu Kristu.

Abo bapadiri, ababikira, abafurere n’abandi bihaye Imana batwigisha ijambo ryayo buri munsi, badutoza imigenzo myiza ya gikristu inyuranye, barakabaho kandi barakaramba. Uzashaka kubagirira nabi ntituzamwemerera. Turabakunda cyane. Ariko nyabuna turamenye: Nabo ni abantu. Kandi baracyari ku isi. Ibi birashaka kuvuga ko byanze bikunze hashobora kubonekamo abemera Imana koko, n’abayemera nk’igitekerezo (Lйgende). Umuntu ashobora kubonamo abakora ubusaseredoti bwabo nk’ubutumwa bahamagariwe n’Imana koko (Vocation), n’abandi babikora nk’umurimo (fonction). Ndabyemeza ndashidikanya rwose. Burya ndetse rimwe na rimwe umuntu yitonze ashobora no gusangamo abasenga bivuye ku mutima, n’abasenga by’umuhango.

Ingingo ya Gatatu :

Isengesho rikwiye.

Kera nkiri umwana, nari nzi ko isengesho ari ijambo umuntu abwira Imana iyo afite icyo ayisaba. Nyuma naje kugenda mfutukirwa n’ubuzima bwa gikristu, maze nza kubona ko umuntu ashobora gusenga anashimira. Naje gusanga umuntu ashobora gusenga Imana nta kibazo afite. Muri make, kuva icyo gihe, numva isengesho ari ngombwa mu bihe byose by’ubuzima.Waba ubabaye cyangwa wishimye, waba uri wenyine, cyangwa uri mu bandi, nk’uko tutajya twibagirwa abakunzi b’inkoramutima « ba cheri(e)s »   bacu, Imana nayo iba ikwiye kugumana umwanya wayo mu mitima yacu, dore ko n’abo « bacheri(e)s » ariYo tubakesha. Uko ngenda nkurana na Kristu rero, ngenda nsanga isengesho ari ikindi kintu gikomeye umuntu yagereranya n’ubuzima bwa muntu. Nyuma yo kumenya Imana nyabyo, umuntu asanga nta sengesho, nta buzima bw’umuntu bwabaho. Kuko riturinda ibyago, rikaturinda urupfu. Iyo umuntu adasenga, biba byoroshye gupfa. Simvuga urupfu rw’umubiri birumvikana kuko rwo ni urwa twese kandi nta kibi kirurimo kuko Imana yaruduteganyirije idukunze, kandi nyuma yarwo hakaba ubuzima buruta ubwo ku isi. Ndivugira urupfu rwa roho rero. Birashoboka ko umukristu apfa mu buzima bwe bwa gikristu rwose. Urupfu rw’ubuzima bwa roho. N’abanyarwanda babikomojeho : Ngo umuntu ashobora gupfa ahagaze.Cyakora aho Imana ibera nziza, ni uko iduha uburyo bwo kuzuka ku babyifuza. Kugira ngo umuntu yifuze kuzuka bisaba ko abanza akamenya ko yapfuye birumvikana. Hanyuma Nyagasani wazutse mu bapfuye, aduha imbaraga zo kuva i buzimu tukagaruka i buntu, abicishije mu masakaramentu matagatifu, akabitwibutsa mu minsi mukuru twizihiza buri mwaka nka Pasika (Izuka rya Kristu) Noheri (Ivuka rya Kristu mu isi) n’indi. Ni ngombwa rero gukomera ku isengesho haba mu buzima bwacu bwa buri munsi, cyangwa se mu gihe twihereranye n’Imana.

Ngiye kubasangiza uburyo bwanjye bwo gusenga nk’uko nanjye nabyigiye ku bandebeye izuba mu kwemera. Wenda hari abo byafasha muri mwebwe musoma iyi nyandiko. Isengesho ndiha ibice bitatu byuzuzanya, cyangwa se inzego eshatu zuzuzanya.

Urwego rwa mbere (Premiere Etape):

Isengesho ni ikiganiro cy’umwana n’umubyeyi. Nk’uko bisanzwe, icyo kiganiro gishobora kuzamo amarira, kimwe n’uko kizamo ibyishimo, gushima no gushimira. Ibyo byose ni ibisanzwe. Gusa icyo kiganiro kigomba kubamo icyubahiro cy’umubyeyi.

Urwego rwa mbere rw’isengesho rero, ni urwo kujya imbere y’Imana, nk’uko ujya imbere y’umubyeyi wawe. Kwemera numutima wawe wose ko uri imbere y’umubyeyi ugukunda kandi ukwifuriza icyiza gusa. Kuvuga icyo utekereza udategwa, nk’uko umwana abwira nyina cyangwa se ati : « Ndashaka bombon, ndashaka amata, ndashaka ko unterura.. » cyangwa ati « ndananiwe papa !» Ibyo byose tubwira ba papa na maman, nta mpamvu yo kutabibwira Imana yacu idukunda cyane, dore ko yo inashobora byose. Yezu ati : « Niba dusaba ababyeyi bacu umugati ntibaduhereze ibuye, twabasaba ifi ntibaduhe inzoka, kuki Data wo mu ijuru yakwima abana be ibyo bamusabye ? » Ushatse wamubwira ko ushaka n’indege yawe bwite, ari ibikwiye ntiyabura. Ni umu Papa wacu twese kandi, mbere y’uko aba umutegetsi. Twumvikane neza. Umukororombya nicyo wasobanuye mu isezerano rya kera. Mbere yo kuba umutegetsi n’umucamanza, Uhoraho atubereye umubyeyi udukunda twebwe abana be. Turagenda tukarumba, tukaba ibyigenge ariko twagaruka akaturamburira amaboko. Ntazasubiza na rimwe inyuma abamuhungiraho, kimwe n’abamushakashakana umutima utaryarya. Abamwizera azababera ikiramiro, abamushaka arabashishikaza, abamusanga akabasanganira.

Niba umwana yikubita imbere ya se cyangwa nyina akarira, kuki twe tutabikora imbere ya Data wa twese udukunda? Kandi we ni n’umwami, ashobora byose. Icyo maman na papa batabona, We ashobora kukibona. Ngurwo urwego rwa mbere rw’isengesho. Ni ukumva ko Imana ikwiye ikizere nk’uko papa na maman bakubyara ku bw’umubiri bagifite. Ni ukwemera ko uri imbere y’Imana. Imana itari igitekerezo. Imana yumva. Imana sensible. Imana itarenza ingohe akababaro, ibyishimo ndetse n’ibyifuzo byacu. Imana yishima iyo umwana wayo yishimye. Imana y’umubyeyi. Imana idukunda kandi ibaho koko.

Iyi ntambwe iyo itaragerwaho, isengesho ntirishoboka. Iyi ntambwe niyo ntangiriro y’isengesho ku bwanjye, kandi ntikurwa.

Urwego rwa kabiri (Deuxieme Etape):

Umaze kwikubita imbere y’umubyeyi wawe, umaze kuvuga ibyo ushaka byose, warize wihanaguye, umubyeyi yakumvise kandi arakurebana impuhwe n’ubwuzu. Niba wavuze amafuti, ntacyo, niba wavuze ibyiza nabyo, yabyumvise.

Ubu noneho, akeneye kugusubiza nawe. Umubyeyi wawe akeneye kukubwira icyo abitekerezaho. Ni ukumuha akanya rero akavuga nawe, kuko umwana wubaha, ni ureka umubyeyi we akavuga nta kumuca mu ijambo, kandi nta kwivumbura ngo agende igihe umubyeyi ariho amusubiza.

Urwego rwa kabiri rw’isengesho rero, ni ugutega amatwi Imana. Ni ugutega amatwi ugushaka kwayo. Kumva ijambo ry’umubyeyi. Niba ufite Bibiriya Ntagatifu muri icyogihe, ushobora gusoma ijambo ry’Imana ushatse ryose, maze ukaryakira nk’ijambo ryaYo koko. Biba byiza kurushaho iyo usomye mu ivanjiri, icyo Yezu ubwe avuga ku bantu bavuga nk’ibyo umaze kumubwira. Icyo nzi cyo, ni uko nta muntu n’umwe utakwibona muri Bibiriya. Abababaye, abishimye, abashonje, abakire, abafite imishinga, abashaka gukorera Imana, abasaba, abashimira, abo bose, Yezu afite icyo abavugaho. Iyo usomye ijambo ry’Imana rero muri ako kanya, ukareka rikagucengera mu kwemera, mu cyizere no mu kwiyoroshya ufitiye Imana muri ako kanya, rikubera igisubizo cy’Imana koko. Iyo « Etat » umukristu abamo n’Imana mu isengesho, isaba byinshi. Kutarangara haba mu bitekerezo cyangwa se ibihita hanze aho. Rimwe na rimwe biragorana, cyane cyane iyo umuntu afite ibibazo. Ariko biroroha cyane na none, iyo umuntu afite akamenyero ko gusenga. Ushobora gusubiramo bucece isengesho iri n’iri cyangwa akaririmbo aka n’aka kagufasha.

Urwego rwa gatatu (Troisieme Etape):

Umaze kumva icyo umubyeyi wawe atekereza ku byo wavuze byose. Tumaze kumva ijambo ry’Uhoraho umubyeyi wacu udukunda byimazeyo. Ibyo yakubwiye, nibyo bikubereye nta shiti, kandi nibyo byakugirira akamaro rwose. Aragukunda kurusha uko wikunda, akwifuriza ibyiza birenze ibyo utekereza. Agufitiye umugambi wo kugukiza icyaha, akayobora ubuzima bwawe inzira igana ubutagatifu, aho utazongera kubabara ukundi, aho uzahora uri i ruhande rwe We soko y’ibyiza byose.

Birashoboka rero ko, nk’umuntu,  ibisubizo umaze kubona, bitagushimishije muri aka kanya. Birashoboka ko ibyo bisubizo ataribyo wifuzaga. Birashoboka ko Imana ikwereka ko ikwiye gukundwa mbere ya bose na mbere ya byose, kandi wowe wagiye ugiye gusaba umugabo. « Uti Mana yanjye ndagusaba ngo Tarisisi ankunde nk’uko mukunda, maze tuzabane nk’umugabo n’umugore bakubereye rwose. Dore Tarisisi ni umukristu rwose, dore arasenga si ikirara, rwose twaba tunejeje n’ababyeyi. Nyagasani muhe kunkunda nk’uko mukunda » Mbega isengesho ryiza ! Bene iryo sengesho Imana irarikunda. Ukoze ku marangamutima y’umubyeyi. Nyamara kuko Nyagasani ari umubyeyi, ntaheranwa n’ayo marangamutima, ahubwo agerageza kugufasha no kugushakira igisubizo gisumba ibindi muri ibyo bihe urimo. Birashoboka ko Nyagasani azagusubiza ati : «Tarisisi ni umwana mwiza ndabizi, ariko si uwawe. Afite undi namugeneye. » Biranashoboka ko Uhoraho azakubwira ati : « Tarisisi ni umwana mwiza cyane rwose, ariko nanjye sindi mubi.» Yego ra ! Uhoraho se we ntakwiye gukundwa byimazeyo ? Wenda numara kumukunda no kumenya ko ari umubyeyi wawe koko aho kumugira ikigega uza gusabamo inkunga iyo ufite ibibazo, icyo gihe wenda azaguha inshuti igukunda kandi mubana. Birashoboka kandi ko umubyeyi wawe areba agasanga ukwiye igare mu mwanya wa ya ndege wasabye.Umubyeyi wawe arareba agasanga ukeneye igare kuko ariryo rizagufasha kujya kwiga no kuvayo buri munsi, naho indege wenda yatuma ureka ibyo wakoraga ukayirumbiramo. Birumvikana ibyo bisubizo ntibishimishije ku muntu waje afite ibyo agamije. Ariko niba wemera ko Imana igukunda, kandi niba wemera ko ibyo igushakira ari ibyiza gusa, ugomba kwemera ibyo bisubizo byayo. Erega utarajya no kubiyibwira yari ibizi. Gusa kimwe n’abandi babyeyi,

Uhoraho yishimiye cyane ikizere umwana we yamugiriye cyo kuza kumutura ibyo bibazo, no kumwaka ibisubizo. Byemere rero. Aragusubije kandi aragushakira ibyiza.

Muri iki gice cy’isengesho nibuka Yezu ku musozi w’imizeti, aho yabonaga abaje kumufata ngo bamwice, maze agasenga agira ati : « Data ! Kuki ushaka ko nywa kuri iki gikombe koko ? » Nyamara ibisubizo by’Uhoraho ni indahinduka. Hirya yo kubabara by’akanya gato by’ikinege cye Yezu Kristu, Uhoraho yahabonaga ugukizwa kwacu twebwe twese imbaga ye mu binyejana n’ibinyejana. Kristu yatubereye urugero rwiza, ntiyivumbuye kuri Se, n’ubwo icyemezo kitari kimushimishije, yaremeye arababazwa, arabambwa, aricwa kugira ngo ugushaka kwa Se gukorwe. Niduhumure Imana ntizigera itererana abayiyobotse. Yezu ntiyapfuye gusa, ahubwo YARAZUTSE. Mu minsi itatu gusa. Ngaho aho ukwemera kwacu twese gushingiye, twebwe abemera Imana imwe, twebwe abahawe batisimu imwe, bityo tukaba dukoze Kiriziya imwe.

Ugushaka kw’Imana ni indahinduka, kandi ntikuba guhuye buri gihe n’ibyifuzo bya muntu. Inshingano yacu nk’abakristu nyabo, ni ukwihatira kubikurikiza uko yabigennye, kuko byose bidushakira ikiza gusa. Igihe yari ku isi, Yezu yari Imana. Yari afite ububasha bwo kwanga gupfa no kubabara, yari afite kandi ubushobozi bwo kwogeza inkuru nziza mu mutuzo no mu cyubahiro bimukwiye. Nyamara siko byagenze. Yemeye kwicwa. Nimwibuke ijambo rye ati : « Byose ntibibe uko mbishaka, ahubwo uko wowe ubishaka Dawe.»

Ngiryo ijambo rikwiye kumurikira umukristu wese muri iki gice cya gatatu cy’isengesho, ndetse no mu buzima bwacu bwa buri munsi. Ugushaka kw’Imana gukwiye kuyobora ibitekerezo n’ibyifuzo byacu byose. Ntabwo ari Imana igomba kubaho uko tubishaka, ni twebwe tugomba kubaho uko ishaka. Nidutezuka ku itegeko ryayo, ryo ntirizahinduka, kandi n’uwarishyizeho ntazahinduka. Rizakomeza ribeho kandi rigire agaciro mu bamuyobotse.

Bavandimwe rero, nk’uko umuvandimwe Soeur Emmanuel yigeze kubivuga, igihe umwe muri twebwe azavuga bimuvuye ku mutima koko ati : « Byose bibe uko ushaka Dawe, aho kuba uko nshaka », muri icyo gihe abivuze, roho ye ikora ku butagatifu. Uhoraho kandi, ntazigera yibagirwa iryo jambo n’icyo gihe warivugiye.

Ngiryo isengesho nakwifuza gusangiza umukristu wemera, wizera Imana wese, kandi uyishakashakana umutima utaryarya.

Ingingo ya kane:

Kwemera Imana no kuyikomeraho nyuma ya « jenocide »

Nyuma y’amahano yakorewe u Rwanda kandi agakorwa na bamwe mu banyarwanda bica bagenzi babo, imitima ya benshi yarahungabanye, kandi ihungabana mu buryo bwinshi bunyuranye. Hari abagiye mu mihanda barirukanka, hari abavuga itsembabwoko kuva mu gitondo kugeza nimugoroba, hari abatajya babikomozaho na mba, hari abaheranwe n’umujinya ubatera ibyifuzo bibi nko kwifuza kwihorera n’ibindi, ariko hari n’abatacyemera Imana na gato.

« Umubisha twari dukwiye kwirinda no kurwanya mbere ya byose, si uwica umubiri, ahubwo ni uwica roho »

Ayo ni amagambo Yezu ubwe yivugiye ari hano ku isi.

Bavandimwe kandi nshuti ;

Ni ngombwa ko nyuma y’ibihe nka biriya abanyarwanda twaciyemo, abantu bibaza ibibazo bikomeye, cyane cyane ibirebana n’ukwemera kwabo. Birasanzwe kandi, nk’uko umwana yikubita imbere ya se cyangwa nyina akamuririra, ko natwe twakwikubita imbere ya Data wo mu ijuru, tukamuririra kandi tukamubaza tuti : « Dawe kuki wantereranye ? Wari uri hehe igihe natotezwaga nzira amaherere ? Wari hehe igihe abanjye bicwaga urw’agashinyaguro kandi bazira ubusa ? Wari hehe igihe batwikaga kandi bagasenya ingoro zawe ubutaretsa, igihe abawe baziraga uko bavutse ? Ese ubaho koko, cyangwa baratubashye ? Ese Ushobora byose koko, cyangwa hari ibyo utashobora ? Niba ushobora byose se iyo uhosha biriya ?... » N’ibindi n’ibindi. Hari n’uwambwiye ngo : « Niba Imana ibaho, nayo yabaye Interahamwe kuko yazifashije gutsembatsemba, ngo iyo iba iriho kandi ari intabera, iba yaratabaye. » Nyagasani amubabarire kuko yabivugishwaga n’intege nke za muntu.

Umuntu wese wagize akanya ko kujya imbere y’Imana akivovota, akayishinja kuba yaramutereranye, akayibaza ibibazo byinshi bishingiye ku kababaro no kwiheba, ndemeza ko yabitewe n’ikizere yari afitiye Imana nk’umubyeyi umukunda kandi umwifuriza ikiza. Ndababwiza ukuri, ko Imana naYo, yishimira umwana wayo uyikubita imbere akayitura akababaro ke.

Nyamara nk’uko nabivuze mu ngingo ya gatatu y’aka gatabo, iyo Mana naYo, ikeneye kugira icyo ivuga kuri ibyo byose tuyishinja. Ikeneye gusubiza ibyo bibazo tuyibaza kandi twese twibaza. Umubyeyi wawe yumvise ibyo ubaza byose, none nawe arifuza gusubiza. Hari ikibazo nkunda kwibaza rero : « Ese tugira umwanya wo gutega amatwi icyo Imana ivuga kubyo tuba twayisabye cyangwa twayibajije ? Cyangwa turivovota tukayitonganya, tukayituka, tukayishinja twarangiza tukigendera ? Ariko mwabonye ikiganiro kigirwa n’umuntu umwe ? Kugira ngo n’abantu bumvikane, baharirana umwanya wo kuvuga. Ndababwiza ukuri iyo ndebye ubuzima bw’abacitse ku icumu uyu munsi, nsanga abenshi baritotombeye Imana, bakayishinja kandi bakayituka, ariko abenshi ntibigeze bagira akanya ko kujya imbere yayo ngo bayiture ibyo bibaza byose. Mu bashoboye gutura ibibazo byabo nabo, mbona abenshi batiriwe bategereza igisubizo. Muri bake bashoboye gutega amatwi igisubizo nabo, abenshi ntibacyakiriye. Kuki twirata ?

Rimwe na rimwe iterambere ry’isi, rishobora kutubeshya, rikaduhuma amaso, maze tukaba twakwibwira ko dufite ubushobozi bwo gusobanukirwa na byose, no kubona ibisubizo by’ibibazo byose twibaza. Tuba twibeshya ariko, kuko turamutse dufite ubwo bushobozi bwo kwikemurira ibibazo byose, ntihabaho intambara zidahosha mu mpande zinyuranye z’isi. Turamutse tuzi kubona ibisubizo by’ibibazo byose twibaza, imibare y’abiyahura ntiyakwiyongera, kandi cyane cyane, ikiyongera mu bihugu tuvuga ko byateye imbere. Abantu twari dukwiye kugabanya ukwiyemera no kwirata. Tukamenya ko hari imipaka « limites » mu buzima bwa muntu, tukamenya ko tugira ijambo, Imana naYo ikagira irindi. Tukamenya ko tutari dukwiye gufata icyemezo icyo aricyo cyose ku buzima bwacu, cyangwa ku buzima bwa muntu hano ku isi muri rusange, tutabanje gutega amatwi no kuzirikana icyo Imana ibitekerezaho. Dukwiye gutega amatwi Imana. Dukwiye gushingira cyane cyane ku gushaka kwayo, kugira ngo twubake ubuzima bwa muntu nk’uko bugomba.

Iyi si ya none irabura ukwicisha bugufi. Imyumvire y’abayobozi akenshi iba ishingye ku gushaka kugaragaza ububasha bwabo n’ubw’ibihugu bayobora. Ngaho nimumbwire namwe buri gihugu kiramutse gishatse kugaragaza ubushobozi bwacyo. Nimumbwire buri wese yanze kuva ku izima kugira ngo dukunde tumwubahe kandi tumukurikire. Ubwo se iyo ntambara yazarangira ryari ? Mu yandi magambo, bavandimwe, ntibitangaje ko abantu bicana, abavandimwe bakamarana, niba buri wese agomba kwerekana ububasha bwe, no kuba hejuru y’abandi. Nta gushidikanya rwose ko, niba iryo hame ariryo twashyize imbere, abantu bazakomeza bamarane. Ese buriya twavuga ko umugabo ari uwanga gusaba imbabazi igihe icyaha cyamuhamye ngo kugira ngo batamuseka, cyangwa umugabo ni uwemera icyaha akagisabira imbabazi kandi akiyemeza kutazagisubira. Ndibuka umwe mu bayobozi b’iki gihugu cy’Ubufaransa, bamubajije niba yumva Ubufaransa bukwiye gusaba imbabazi z’ibyo bwakoze i Rwanda. Ajya gusubiza yatangiye avuga ngo : « Iyo ni imihango y’abanyamadini… » Iyo avuga ati : Ibyo bikorwa n’abemera Imana nari kumwumva kurushaho, kuko n’ubwo buryo bwo kuyoborwa n’isi, bwo kwigomeka no kwigira indahangarwa, umuntu ashatse yabyita idini. Twebwe Imana niYo dini ryacu, Yezu niwe mahame y’iryo dini. Ibi biraduhagije rwose.

Reka tugaruke ku ngingo noneho rero.

Ku bwanjye, abacitse ku icumu twese, twari dukwiye kwikubita agashyi tukagarukira Imana. Tukayitura ubuzima bwacu n’ubw’abacu tutakiri kumwe kubw’umubiri. Twari dukwiye kuzirikana ko umubisha wo kwirindwa mbere ya bose, atari uwica umubiri, ahubwo uwica roho. Roho zacu kandi z’Imana. Mu yandi magambo bavandimwe, niba twarabuze abacu, tugakomereka imitima n’imibiri, dukwiye gukomera ku buzima bwacu kandi bw’Imana, kuko nitujugunya Imana, tugata ukwemera kwacu, tukayoborwa n’imibizi yacu nk’abatarigeze bamenya Nyagasani, ba bandi batwishe bazatwigambaho, kuko bazaba batwishe ubugira kabiri. Ba bandi bishe imibiri yacu, bazaba batwishe no kuri Roho.

Bakristu bavandimwe bacitse ku icumu ry’itsembabwoko ryo mu Rwanda ;

Kuva muri mirongo icyenda na kane twikoreye umusaraba uremereye, nyamara uwo musaraba ugomba kutuviramo agakiza, aho kutuviramo urupfu. Tuwikorere nka Kristu, utubere intsinzi idakuka. Nituwuronkaho ubugingo, buzaba ari ubugingo bw’iteka, kuko na Kristu yapfuye rimwe ntazasubira. Dukwiye kumukurikiza no kuzirikana ijambo yavuze igihe yari kumwe n’intumwa ze, ati : « Niba mushaka kuba abayoboke banjye, nimufate umusaraba wanyu munkurikire.» Ntidukwiye gutangazwa n’uko abantu bishe abandi, kuko abo bantu bishe n’Imana kandi bari babizi. Bari bagamije kwishyira imbere no gutsembarara ku bitekerezo byabo, bya muntu. Bari bagamije kwishimira no gutegeka isi, bifuzaga ubutunzi no gutunganirwa ku isi. Bishe Imana yabo kandi yacu, bishe umukiza bari bategereje kuva imyaka ibihumbi n’ibihumbi, maze nawe aremera yikorera umusaraba, aratukwa, arashinyagurirwa, akorerwa amahano yose ya kamere muntu, arambura amaboko  ku giti, arapfa arahambwa. Kristu yari Imana, yari afite ububasha bwo kwamamaza ijambo rya Se mu mutuzo hano ku isi. Yari afite ububasha kandi bwo guhindura ibitekerezo by’abishi be, we bakesha ubuzima. Yari afite kandi ubushobozi bwo kubarwanya no kubatsinda, We bakesha imbaraga. Nyamara hirya y’uko kubabara kwa Kristu by’akanya gatoya, Uhoraho yahabonaga ikizwa ry’umuryango we mu binyejana n’ibinyejana bizakurikira, yabonaga ko mu rupfu n’izuka bye, hazarumbukamo imbuto zitoshye kandi zibereye umubibyi n’umubyeyi, arizo twebwe tumurata ubutaretsa none. Kristu nawe yaremerewe n’uwo musaraba nk’uko isengesho rye ribitwibutsa, ubwo yagiraga ati : « Mana yanjye, iki gikombe undinde kukinywaho.» Nyamara yagezeho atubera urugero rwo gutega amatwi Imana mu bihe bikomeye no gutezuka ku mahame yacu bwite tukagendera ku mahame ya Data udukunda. Yezu ati : « Dawe ntibibe uko nshaka, ahubwo uko wowe ushaka »

Ingingo ya gatanu

Kwemera Imana no kuyisenga mu muco.

« Ntaranavuka wari unzi, undemye unyimenyeshereza utuyira twawe, nanjye nzigumira i wawe Dawe »

Bavandimwe ;

Iyo dusenga Imana, nta n’umwe muri twe ushobora kubikora mu mwanya w’undi. Buri wese afite ubusabane bwite n’Imana. Yewe ! Ndetse n’umugabo n’umugore bashakanye kandi bakundana koko, bahuza ibindi usibye icyo. Isengesho ni ikiganiro bwite n’Imana.

Umugabo ntiyatagatifuzwa ngo ni uko umugore we yasenze neza. Ibyo ntibishoboka. Umugore nawe kandi, ntazajya mu bwami bw’Imana ngo kuko umugabo we yari umukristu mwiza. « Mu bwami bw’Imana nta mugore nta n’umugabo » Ni buri wese na roho ye.

Nta muntu kandi ukwiye gusenga gutya, ngo ni uko kanaka nawe ariko abigenza. Birumvikana nyine hari inyigisho n’amasengesho rusange by’ibanze bidufasha twese kandi duhuriyeho nk’abakristu, ariko siyo masengesho abaho gusa.Umuntu asabana n’Imana mu buryo ubu n’ubu bitewe n’uko yaramutse, bitewe n’ibyo yahuye nabyo, bitewe n’ibyamubabaje cyangwa ibyamushimishije. Ntiwambwira rero ngo abantu bose niba batavuze « Ndakuramutsa Mariya » buri munsi, ngo babaye abemeragato. Ni ukwibeshya rwose. Ni isengesho rikomeye kandi ry’ingenzi mu bukristu, ariko kenshi rishobora kuvugwa ukundi bitewe n’igihe urivuga arimo. Isengesho ry’ingirakamaro ni irifasha umukristu guhura n’Imana no gusabana nayo kurushaho.

Hari rero noneho abakunda gusenga mu mutuzo, n’abandi basenga ari uko hari « animations ». Hari abasigaye basenga ari uko habonetse indirimbo iyi n’iyi, itaboneka ngo ntibafashwe. Hari abasenga bahumirije ngo bakanura byose bikaba birapfuye. Hari abasenga bapfukamye, abandi bahagaze. Hari abasigaye basenga bakubita inzu ibipfunsi, abandi bakigaragura hasi. Hari abasakuza cyane, hari n’abandi basenga bucece.  Gusenga bisigaye biri kwinshi muri iki gihe. Ndashaka nabyo kugira icyo mbivugaho.

Ku bwanjye, buri muntu yemerewe gusenga uko abyifuza, igihe uburyo bwe bwo gusenga butabangamiye ubw’abandi. N’ubwo ariko abantu bose bemerewe gusenga uko babyifuza, ntabwo bose ariko baba bakora ibikwiye. Birumvikana rwose ko Imana itazigera isabana n’abakubita inzu ibipfunsi. Birumvukana kandi ko umutima ukeneye Imana, utazigera wumva kandi wakira ijambo ry’Uhoraho, igihe wugarijwe n’urusaku, akajagari, n’ibindi bitarimo icyubahiro cya Nyagasani n’icy’isengesho ubwaryo. Nitwibuke ko no muri Bibiriya igihe cyose Uhoraho yasabanye n’abayoboke be, yabikoze mu mutuzo. Musa ku musozi wa Sinayi, mbere yo kwakira amategeko cumi, inkuba zarakubise zirarangiza, abanza kugira ngo nibwo buryo Imana yigaragajemo. Nyuma y’urwo rusaku rw’inkuba, akayaga gahuhera niko kaje gaherekejwe n’ijwi ry’Umwami. Abatazi ibyo bakora, bazatubwira ko icyo kimenyetso ntacyo kivuga. Tuve no mu isezerano rya kera tujye mu rishya. Yezu Kristu ubwe, we rebero ry’ukuri, yagiye mu butayu ahitaruye urusaku n’akajagari by’isi, kugira ngo abashe gusabana n’Imana nyabyo.Yagiye kandi nko ku musozi w’imizeti, kugira ngo abashe gusabana n’Imana MU MUTUZO.

Isengesho ni igikorwa gitagatifu, kandi naryo riritozwa. Hari kamere z’abantu zitazi gutuza n’agahe gato, ariko abo ba nyirazo bagomba kumenya ko bitizana. Niba ushaka Imana, emera guhinduka igihe ari ngombwa. Ushaka inka aryama nka zo. None se kubera ko abenshi mu batuye isi basigaye barangwa n’akajagari, twemere Imana isengwe mu kajagari ngo kugira ngo abantu bishime kandi basenge bose ? Ashwi. Ibyo ntibikabe. Hazasenge abashaka gukurikiza Kristu, abatabishaka bazajye aho bemerewe gukora uko bashaka, wenda bazageraho babirambirwe nabo bahindukire. Birashoboka kandi ko umwe ku ijana muri bo ariwe uzamenya ukuri. Uwo umwe rero, azatubera ishema kurusha ibihumbi birindwi bisenga kandi byemera Imana mu kajagari.

Twinjire rero noneho mu njyana nyirizina yo gusenga no kwemera mu muco.

Ku bwanjye, umuntu wese utazi aho akomoka, (umuco we, uburere bwe, ababyeyi, …), ntibimworoheye kumenya no kwemera Imana.

Mu burere bw’ababyeyi bacu, niho duhurira n’isura ya mbere y’Imana. Mu buto no mu ibyiruka byacu, tugenda duherekezwa n’urukundo rwabo ruzira umupaka kandi rutagira inyungu. Muri urwo rukundo nyarwo niho muntu avoma amizero, imbabazi, ubushishozi, icyubahiro, n’ibindi bimufasha kwemera Imana no kuyisenga uko bikwiye. Ntibitangaje rero kumva umuntu agira ati « Imana ntibaho », iyo atamenye ababyeyi, iyo atazirikana aho akomoka, iyo atabonye uburere, mbega iyo nta muco agira. Uwo jyewe ntantangaza rwose. None se yahurira hehe nayo ? Cyakora bene uwo, imana ashobora kumenya ni ya yindi basenga bidagadura, bakubita ibipfunsi ku nzu, baceza, mbega bishimisha. Uwonguwo nibamubwira urukundo, azumva gusomana no gusambana. Nibamubwira uburere n’umuco, azumva kujya ku ishuri akiga imibare na fiziki, no kwidagadura muri kwa guceza no kwishimisha mu buryo bunyuranye.

Bavandimwe nkunda, mu muco niho dukura imyumvire y’ibice by’ibanze kandi by’ingenzi biranga muntu ubuzima bwe bwose, tuvuge nk’uburere (butandukanye n’uburezi), ukwemera, urukundo, n’ibindi.

Umuzungu rero nasenga mu buryo ubu n’ubu, umwarabu nawe agasenga mu buryo bwe, uzabareke babikore, nawe ujye gusenga uko warezwe kandi watojwe. Burya baba bafite uko bumva Imana bakurikije uko barezwe, mbega uko umuco wabo uyibumvisha.Imana naYo kandi ibumva mu muco no mu burere bwabo.Umuco w’abantu rero niwo utuma bagira uko bemera Imana, bakagira n’uko bayisenga. Icyo abantu bose bakwiye guhuriraho gusa, ni uko ibaho kandi ukwiye gusengwa, kubahwa no kuganza iteka.

Mbonereho ngire icyo mbwira benshi mu rubyiruko bakora ibigezweho byose.

Rubyiruko rungano rwanjye, mu bigezweho twari dukwiye kuvomamo ibyagirira akamaro umunyarwanda mu muco we, aho kubifata uko byakabaye, cyangwa gushaka kubihindura ibyacu. Iyo umuntu ataye uburere n’umuco bye akifatira uburere n’umuco by’ahandi, byitwa uburumbo. Nyamara hari uburyo ibyiza by’ahandi bishobora kutugeraho kandi bikatugirira akamaro tutarinze guta agaciro twahawe n’Imana. Hari uburyo bwo kuzuzanya mu mico inyuranye, buri wese agafata mu muco w’abandi ikimubereye kandi kimuhesha agaciro mu muco we. Dukwiye kugira ishema ry’uko twaremwe kandi twarezwe, noneho ahubwo tukiha inshingano yo kumenyekanisha ubwo burere n’uwo muco wacu mu bandi, kugira ngo nabo umunsi umwe, bazifuze ibyacu nk’uko abenshi muri twe batwawe n’ibyabo none.

Ikindi rero jyewe nemera kandi nkeka ko abantu benshi batazi, ni uko bidashoboka kwihindura umuntu wo mu wundi muco, iyo warerewe mu wawe. Ntibishoboka pe. Ibyo ndabibarahiye. Nta muntu n’umwe warezwe mu muco uyu n’uyu, ushobora kuwushyira ku ruhande ngo yinjire mu w’abandi burundu, maze ahinduke nka ba nyirawo. Wenda azashobora kuvuga ururimi rwabo, ariko kuri bimwe na bimwe ntazumvikana nabo. (Nko ku bijyanye n’uburere.) Azashobora wenda kubyina no kuririmba nkabo, cyangwa anabarushe, ariko ibyishimo bakura muri izo mbyino n’indirimbo, n’uburyo bw’imyumvire yabyo, ntibazabihuza ndabarahiye. Mbibutse ko ibi mbibabwira mba mu Bufaransa, aho niga mu Ishuri Mpuzamahanga rya Muzika ry’i Paris, mu banyeshuri barenga 900, nkaba umwirabura umwe.

Kuki rero ibyo bidashoboka ?

Ku bwanjye umuco ni inkoranyabuzima y’umuryango uyu n’uyu mu binyejana n’ibinyejana. Abafite umuco umwe, baba bahuje amateka, baba bahuje inkomoko « umuco w’ababyeyi », kandi baba bafitanye isano nyamaraso. Ibyo rero ntibyiganwa. Muri make, umunsi umwe umunyarwanda azitwa umufaransa mu mpapuro, ariko ntazigera aba umufaransa muri kamere. Umufaransa nawe nuko. Naza i wacu azatura kandi atunganirwe,

ariko byantangaza aramutse agize imyumvire n’imibereho nk’iby’abanyarwanda. Muti: « oya birashoboka. » N’amateka yacu se akaba ahuye n’ay’ababyeyi be ? N’amaraso ye se agahinduka ayacu atwibutsa byinshi ? Wamubwira ku Rucunshu akagira imyumvire imwe n’iyacu ? Simbizi.

Ingingo ya gatandatu :

Urukundo nyakuri, mwikorezi y’umukristu nyawe.

Bakristu bavandimwe ;

Urukundo ni rumwe rukumbi. Kuba nahisemo kongeraho ijambo « nyakuri » ni uko nzi ko hari benshi barufata kwinshi. Urukundo jyewe mvuga hano, ni urwo twarazwe na Data. Ni urwatumye Imana yigira umuntu ikababara kuruta twebwe twese, ngo dukire icyaha tuve i buzimu tujye i buntu. Sinshidikanya ko ari narwo isi yose ikomoraho iryo jambo, haba mu bemera ndetse no mu batemera, hanyuma twese tukaruronkamo umukiro.

Akabazo k’amatsiko : Umuvandimwe wawe aramutse agezeho akajya yitiranya amanywa n’ijoro, akajya arara mu mwijima ngo ni ukota izuba, wabyita iki ? Jyewe sinabyita kwibeshya, sinabyita n’ubujiji, ahubwo nabyita uburwayi. Navuga ko hari ikitagenda mu mutwe we. I wacu mu giturage ho, bahita bavuga ko yarozwe. Mu by’ukuri nta wavuga ko abaturage b’i wacu baba bavugisha ukuri buri gihe, hari igihe umuntu aba afite indi ndwara. Indwara nyinshi zishobora gutera ibibazo byo mu mutwe. Ariko ku rundi ruhande ndabumva. Baba bashaka aho iyo ndwara yaturutse kuko nta ndwara yizana. Kuko batize amasiyanse (sciences) rero, ngo bamenye ko umubu ushobora gutera marariya, noneho umuriro wayo ukaba watera ibibazo by’ubwonko, bo bashakira mu bigaragara. Nuko bagashakisha ubwo burozi aho bukomoka.

Ntimugire ngo natandukiriye nabigize nkana, umugani ugana akariho. Ngaho nimumbwire namwe :

Iyo tuzi ko Kristu yaje kudukiza icyaha atuganisha ku butagatifu, tukibuka ko ibyo byonyine aribyo byatumye amanuka mu ijuru, akemera akababara, akatubambirwa akadupfira, kugira ngo dukire icyaha dukunde dusobanukirwe n’icyo urukundo aricyo mu bantu, kandi natwe turwogeze hose, hanyuma twebwe tugahindukira tugafata icyaha cy’ubusambanyi ubwacyo tukakita urukundo, mwebwe mwumva ibyo bintu nta burwayi burimo ? Mwabonye abantu bitiranya ibintu bitegeranye bitazahura koko ? Yego ndabizi ko abantu twibagirwa vuba. Ariko se, kugeza n’aho twitiranya amazi n’umuriro? Kuri iyi ngingo ndababwiza ukuri, narashobewe.

Tujye twibuka gusa ko ubusambanyi ari icyaha cyarakaje Imana guhera mu bisekuru n’ibisekuruza by’umuryango wayo, n’ubwo mu mukororombya ubucamanza bwasimbujwe ububyeyi, maze twitege ingaruka z’iryo shyano Sekibi yagize intwaro y’ingusho mu bana b’Imana. Shitani niwe mwanzi, dukwiye kumurwanya twese.

Nibutse urubyiruko rusoma aka gatabo, ko nanjye ukandika mbyirukana narwo. Mfite imyaka makumyabiri n’ine (24), yego ndabyina mvamo, ariko ibyo mbabwira ntimugire ngo ntibindeba. Ndababwira ibyo nzi kandi mbona buri munsi. Gusambana ni icyaha, nimureke tujye twerura tubivuge. Ababikoze bajye bicuza, ababigize ingeso bamenye ko bari ku ngoyi y’umubisha ubagonda abaganisha ikibatsi cy’umuriro w’iteka, naho abo byabereye kamere, bajye bamenya ko bapfuye, kandi ko bakeneye Izuka. Kristu azababera umukiro nibatibuka ibitereko byasheshwe. Erega bavandimwe niba dukunda Imana dukwiye kwanga Shirani, ntibibangikana.

Ariko ni nde muri twebwe twese utazi ko umubiri ugira intege nkeya koko? None se twemere utuyobore burundu? Tujye dukora ibyo udusabye byose ? Twaba se dutaniye he n’inyamaswa ?

Ntarava kuri iyi ngingo, nagira ngo mvuge ibintu bimwe na bimwe byambereye amahano kuva aho ngereye muri ibi bihugu by’uburayi. Narabibonye ndumirwa.

Icya mbere ni umuco wabo uha umwanya ugaragara icyaha cy’ubusambanyi mu bantu. Mwabonye umuco wemera ubusambanyi ku mugaragaro ? Mwabonye umuco utagira kirazira ? Mwabonye aho umuntu yambara ubusa bakamushimagiza? Igiteye ubwoba noneho rero, mwabonye aho ababyeyi bahatira abana babo gusambana ? Aha kugira ngo mudakeka ko nkabya, reka mbibahe neza.

Hari abantu namenyanye nabo ino i Burayi rwose, aho umukuru w’umuryango atahwemaga kubwira abana ati « mujye mwishakira inshuti mwishimane bana banjye, ubuzima ni buto ntibuzabacike»

Hari abandi namenyanye nabo ino i Burayi na none, babanza kunkunda cyane ngo kuko nzi kuririmba kandi mbifitiye impano koko, hanyuma baza gusanga ibyo ndirimba byose ari iby’Imana. Guhera uwo munsi nyina w’abana yabagiye mu matwi, abumvisha uburyo bagomba kuncikaho, ngo naho ubundi nabo bazandura iby’iyo Mana yanjye. Birumvikana yabaye nk’ukoza agati mu ntozi, abana ntibongeye kumvugisha, kuko nabo iyo navugaga Imana barinubaga. Inshuti nk’izo rero n’ubundi zirutwa n’ubusa. Muri make nishimira ko dusigaye dusa nk’aho tutigeze tunamenyana.Bene izo nshuti n’ubusanzwe nzigendera kure, zikaba iz’abandi, jyewe nkavuga ko tuziranye gusa. (connaissances).

Kubera rero iryo hame nihaye ryo kutagira na rimwe inshuti zihinyura inzira y’ Imana, ndababwiza ukuri ko kuri uyu munota nandika ibingibi, ndumva nta nshuti n’imwe mfite mu buzima bwanjye. Ndashaka kuvuga inshuti y’urungano. Ya yindi umuntu abwira byose, ya yindi ukemurira ibibazo nk’uko ubyigirira. Birumvikana ko mfite les connaisances importantes kuko nabaye henshi muri byinshi, kandi mbana na benshi. Mfite kandi ababyeyi impande nyinshi, bambereye isura y’Imana muri iyi si, mfite benshi Imana yagiye ishyira mu nzira yanjye, kandi bambera urumuri koko. Abo Imana irabizi ko mbakunda kandi mbubaha n’umutima wanjye wose. Ariko nta nshuti y’urungano ngira. Ni urugero. Je n’ai que les connaissances. Ca, j’en ai plein. Mais, а dire plein.

Kubaho jyenyine nta nshuti ikomeye ngira rero, ndabimenyereye kandi ntibimbera umuzigo cyane, kuko nzi neza ko nabyo ubwabyo bishobora kuba igikorwa cy’urukundo. Nzi neza ko nkunda benshi kandi nkeka ko nagiriye akamaro byibura bake muri bo, byose mbigiranye urukundo nyarwo.

Jyewe nemera n’umutima wanjye ijambo rya Mutagatifu Agusitini, rishyigikira urukundo ruruta byose. « Kunda hanyuma ukore icyo ushaka » Yezu ariko atwibutsa ko atari ugukunda uko twishakiye. Ku mugaragaro ati : « Mukundane nk’uko nabakunze »

Ingingo ya karindwi :

Icyaha n’ububi bwacyo

Amategeko icumi y’Imana :

Urajye usenga Imana imwe rukumbi uzabe ariyo ukunda kandi wizera gusa. Ntuzarahire izina ry’Imana mu busa cyangwa mu binyoma. Urajye utunganya umunsi w’Imana. Urajye wubaha ababyeyi bawe. Ntuzice. Ntuzasambane. Ntuzibe. Ntuzabeshye cyangwa ngo ubeshyere abandi. Ntuzifuze umugore w’undi. Ntuzifuze kwiba cyangwa kwangiza iby’abandi.   

Icyaha ni igikorwa icyo aricyo cyose cyubahuka cyangwa kibangamira rimwe muri ayo mategeko y’Imana. Icyaha kandi ni ugukora ikibi icyo ari cyo cyose, kandi uzi ko ari kibi imbere y’Imana. Icyaha kandi gishobora kuba kudakora ikiza igihe ugishoboye. Aha ndashaka kuvuga ko nk’igihe umuntu agusabye inkunga ushoboye, ukanga kumugoboka nkana kandi nta mpamvu, gishobora kwitwa icyaha imbere y’Imana. Kudakora ikiza igihe ubishoboye, nacyo ni icyaha ku mukristu.

Icyaha rero kiragatsindwa. Kitugirira nabi. Kidutandukanya n’Imana, kigenda kidukuramo ubusabane dufitanye na Nyagasani, maze kikagenda kibiba mu mutima wacu ubumwe na Shitani. Uko umukristu acumurira Imana, niko roho ye igenda ijya kure y’ijwi ryayo, kugeza ubwo Shitani iyigaruriye burundu. Ikiza kiruta ibindi, ni ukwicuza mu isakaramentu rya penetensiya kenshi kandi by’ukuri.

Kuko aka gatabo nifuje kukagenera urubyiruko by’umwihariko rwo Kiriziya y’ejo, nimunyemerere nongere ngaruke ku itegeko rya gatandatu. Nakunze kuripfa na benshi, abandi tukajya impaka za ngo turwane. Abazasoma ibingibi bo n’iyo batakwishima, ntacyo bantwara kereka nibarwana n’igitabo.

Niko bavandi ! Nimureke mbibarize : Ni nde wazanye ihame ryo kuvuga ko ikintu kidashoboka kuko cyamunaniye ? Abenshi bati « ariko usibye gukabya, kwishimisha hamwe n’uwo ukunda ntawe mubangamiye, biba icyaha bite ? »

Abo nababwira nti : Bazajye kubaza Imana. Niyo nyir’iryo tegeko. Nta bubasha na buke dufite bwo kujora amategeko y’Uhoraho tuvuga ngo iki kirakwiye cyangwa ntigikwiye. Tugomba kuyakurikiza uko yatanzwe. Ariko abashaka kwishimisha hamwe, niba baba bakundana koko, bagiye bashyingirwa bikarangira hanyuma bagakora ibyabo mu mutuzo. Ndababwiza ukuri ko abantu bose baryamana batarashyingirwa imbere y’Imana, bizakomeza kwitwa icyaha imbere y’Imana n’ubwo bo babyirengagiza inshuro igihumbi, babyita urukundo, babyita zahabu, uko babyita kose ibyo birabareba, ariko itegeko ry’Imana ni indahinduka.

Hari byinshi benshi bitiranya n’urukundo :

Iraha ry’umubiri

Bavandimwe, kuva isi ikiremwa, muntu yaranzwe n’intege nke nyinshi, ariko hari kimwe cyakunze kumunanira kandi kikamugusha. Ni iraha ry’umubiri we. Ndashaka kuvuga ubushake bwo guha umubiri icyo wifuza cyose. Ku bwanjye mbona umubiri udahaga kuko wawuhaye, ahubwo uhaga kuko wawimye. Ndababwiza ukuri ko umuntu wamenyereye kurya kane ku munsi, asonza kenshi kuruta urya rimwe gusa. Wa wundi urya kenshi, iyo yibagiwe akarya gatatu aho kubigira kane, yumva mu nda byacitse. Inzara iramurya kakahava. Ariko wa wundi wamenyereye kwirira rimwe, aba ameze neza, yumva adashonje kandi atariye na ka gatatu. Ndetse n’abahanga mu bumenyi bw’umubiri w’umuntu, bavuga ko burya igifu kimenyera icyo wagitoje. Ndibuka niga mu iseminari, inzara yarandyaga ngahita menya ko inzogera yo kujya kurya igiye kuvuga. Amaraha yose y’umubiri, nayo ni uko.

Abasambana bagamije kwimara amaraha y’imibiri yabo nabo, jyewe mvuga ko bibeshya. Ababikora kenshi, ni nabo babishaka kenshi. Mu yandi magambo, baba bariho biteza iryo raha ahubwo. Umubiri wacu urawuha, wo ukarushaho kukwaka. Iyo iraha ryagurumanye rero, umubiri waka ibyo wawumenyereje, abatazi Imana bakabiha izina ry’urukundo, kugira ngo babikore mu mutuzo. Ibyo si urukundo, ni iraha.Urukundo ahubwo ni ukwihangana, abantu bakigomwa gukora ibyo byose igihe batabifitiye uburenganzira, kugira ngo batica itegeko ry’Imana. Urukundo ni ukwigomwa icyo wowe ushaka, kugira ngo ukore icyo Imana ishaka. Nirwo rugero Kristu yadusigiye. Umuntu kandi akunda undi kugira ngo bose barebe Nyagasani hamwe, ntabwo umuntu akunda undi kugira ngo barebane mu maso, bakorakorane, babwirane kandi bakorane ibyo bashaka, maze baberane ibirangaza (distractions). Ibyo jyewe mbyita ukwikunda kwa muntu « Egoisme de l’homme ».

Erega bavandimwe, Kristu ntiyigeze avuga ko kumubera umuyoboke bizoroha. Ariko yavuze ko bizaba bikwiye kuvunikirwa kuko bifite agaciro koko. (Il n’a jamais dit que зa nous sera facile, Il a seulement dit que зa vaudra toujours la peine).

Iraha ry’ibintu « materialisme » 

Iyo umuntu arebye imibereho y’abantu muri iki gihe, asanga hari byinshi byatubereye imana mu buzima bwacu. Usibye n’iryo raha ry’umubiri ryagize benshi muri twebwe ingaruzwamuheto za Sekibi, reka tuvuge nk’icyo twita amafaranga. Abenshi muri iyi si, bashoboye kubaho nta Mana mu buzima bwabo (Nta kwemera). Ariko kubaho nta mafaranga ntibishoboka. Ni ukuvuga ngo: Mbere na mbere umuntu abanze atunge atunganirwe, hanyuma iby’Imana bize nyuma. Umuntu abanze arebe niba ahaze, atunze, afite urubyaro, akikijwe, hanyuma nyuma y’ibyoooo, haze ya Mana bavuga. Ngiryo ihame ry’iyi si ya none. Mu yandi magambo, amafaranga n’ibyayo byose, bifite umwanya ukomeye kurusha Imana mu buzima bwacu. NyamaraYezu we bamuhaye igiceri ati « Ibya Kayizari mubihe Kayizari »

Benshi mu bavuga ko bahujwe n’urukundo uyu munsi, akenshi baba bahujwe n’ifaranga, n’umutungo, n’umunezero w’isi. Nimurebe abagabo b’ibikwerere bashaka abakobwa b’ingimbi ngo bababere abagore. Kera nkibibona nakukaga umutima, none ubu nsigaye mbona bisanzwe. Ubwonko bwarabimenyereye. Ukabona umugabo w’ubwanwa n’imisatsi by’umweru, afatanye agatoki n’umwana w’umukobwa ugifite amashereka mu maso, wagira ngo ni umwana we, bagiye mu Kiriziya gusezerana imbere y’Imana. Jye mbona ari ishyano. Ariko se mama niba uwo mugabo afite amafaranga wagira ute ? Kuri iyi ngingo rero, abantu b’igitsinagore baranyobeye. Hari abo duherutse kuganira, tuza kugeraho twemeranya ko umukobwa adakunda, ko ahubwo umugabo amubibamo urukundo, akanarubagarira, maze umukobwa rukamukuramo nk’igiti kirumbutse. Ni ukuvuga ngo akazi ni akacu twebwe abagabo, abatazi kubiba no kubagara baragowe! Jyewe rero nta cyankomerera nko kubana n’umuntu ufite kamere idakunda, ahubwo uba ategereje icyo umubibamo ngo abe aricyo agusubiza. Ntibyoroshye. Numva uwo murava wo kwibibira urukundo ngo rungarukire ntawubona jyewe, cyane cyane mbigirira muntu. Nyagasani yadukunze tutaranavuka. Yatugeneye ibyiza byose, twe turahemuka, maze aradukurikira. Nawe rero arabiba mu mitima yacu, kandi nkeka ko akeneye abamwereka ko ibyo abiba byarumbutse kandi bikwiye kumugarukira.

C.Urubyiruko na baringa y’urukundo

Muri iki gihe, kubera imyaduko y’uburyo bunyuranye bw’iterambere ry’itangazamakuru, (Tйlevesion, radio, internet, journaux…) abantu bagenda bamenya byinshi binyuranye bibera muri iyi si. Ibitangazwa cyane ni intambara cyangwa iterabwoba, ubusambanyi n’ibindi bikorwa rimwe na rimwe by’urukozasoni, (amafoto y’abantu bambaye ubusa, amafilms y’ « inkundo » n’ibindi.) Kubera ibyongibyo biba bidasanzwe kandi bikura umutima abantu bose bakaza biruka, ibinyamakuru bibona agaciro kandi bikitabirwa na benshi. Birumvikana rero rwose, umucuruzi ushaka ko ikinyamakuru cye cyunguka, azakora uko ashoboye ashyiremo ibikurura abantu. Ibyo byose haba hagamijwe amafaranga, ntabwo haba hagamijwe Imana cyangwa ubuzima bw’abayo.

Benshi mu rubyiruko rero, bareba kenshi ayo ma films y’ « inkundo », avuga ko umuntu ashobora guhura n’undi hakaba coup de foudre (bakabengukana), ni byiza rwose iyo bibayeho. Ariko ni gake muri ayo ma films cyangwa muri ibyo binyamakuru, umuntu abonamo ukuri kw’urukundo nyarwo. Ni na gakeya umuntu asangamo kwiyibagirwa twebwe n’ibyifuzo byacu, maze tukarangamira Imana, yo soko y’Urukundo nyakuri. Ahubwo muri ibyo byose, ibyifuzo no kuba ikigenge bya muntu bihabwa intebe, maze abantu bagakora ibyo bashaka kandi bakabaho uko babyifuza mu mudendezo wabo nta Mana.

Akenshi urubyiruko rubibonye rubigira inzozi, ugasanga inzozi y’umwana kuva mu butoya bwe, ni ukuzapfa abonye « Jennifer Lopez ». (Ni urugero). Nigeze kubona umwana w’umukobwa ariho asoma (embrasser) tйlevision, ngo nuko abonyeho umuhungu witwa Brad Pitt. Ngo ni mwiza rwose. Icyo gihe narumiwe. Urubyiruko rwari rukwiye kumenya gutandukanya igitekerezo « l’idйal » n’ukuri kw’ibintu « la rйalitй ». Niba Jennifer Lopez ari umuririmbyi kuko akomoka cyangwa yabaye mu bantu nkawe, nanjye ndi umuhinzi kandi Data yansigiye imirima myinshi ngomba kwitaho nkayibyaza uburumbuke. Niba Brad Pitt ari mwiza kandi agakina film neza, nanjye norora inka zanjye neza, cyangwa niga amashuri yanjye neza, kandi nawe ntiyaza ngo abikore mu mwanya wanjye.

Niba kanaka ari igihangange mu bintu ibi n’ibi, ni byiza, afite ubuzima bwe, afite uko yabayeho, afite uko yarezwe n’ibyo yakunze akabihitamo nyine, ariko nanjye mfite ibyanjye, singomba kubireka ngo nkurikire uwonguwo, ahubwo ngomba guharanira kuba igihanganjye mu byanjye nanjye, kubimenyekanisha, maze umunsi umwe, abazi ibyanjye nanjye bazajye bamenya ko mfite uko nabayeho, uko narezwe, ibyo nakunze kandi nahisemo, ariko cyane cyane, bajye bamenya ko mfite uko nahuye n’Imana, kandi bemere ko ibaho koko.

Hari umusore tuziranye ufana Jennifer Lopez cyane. Buri gihe ikibaye cyose kuri uwo mu star aba yakimenye. Umunsi umwe namubajije icyo yakora baramutse bahuriye nko mu butayu bwa bonyine, akibona ari kumwe na Jennifer Lopez. Umusore yarambwiye ati : « simbizi pe. Ati cyakora ubanza napfukama imbere ye, ati « nakora igishoboka cyose muri ako kanya  kugira ngo abone ukuntu mukunda» Iryo jambo niryo nashakaga. Nziko benshi mu rubyiruko bazi ko bakunda bene abo bantu batarahura nabo na rimwe, bababereye nk’ibigirwamana mu buzima bwabo. Nagira ngo mbabwire ko izo nkundo za baringa, z’amafuti, zibuza Imana kugira umwanya mu buzima bwacu. Ntabwo ushobora gukunda umuntu utazi, ngo ni uko ari igihangange, ngo ni uko wabyishyizemo gusa. Ibyo ni iby’abana. Niba ari narwo, ruba rushingiye ku musenyi. Nako turanabizi ko abantu nka bariya akenshi batubaka ngo rurame, kuko « La cйlйbritй n’est pas une vrai vie ». Uko umuntu agaragara muri tйlevesion siko abaho.

Dukwiye kuva mu by’abana tukareba icyo Imana ishaka mu buzima bwacu buri wese ku giti cye, tukaba ingirakamaro muri iyi si ikeneye amahoro, Urukundo n’ubumwe by’abana b’Imana. Dukwiye gufasha Data gukora akazi yatangiye. Dukwiye guhagurukana isheja twebwe abemera, tugahanikira icyarimwe tukimika umwami usumba bose, maze tukaberaho We gusa, kuko ariwe twese dukesha ibyiza byose tugira.

Ingingo ya munani:

Kwemera Imana i Burayi

Bavandimwe,

Iyo umuntu aganiriye na benshi mu rubyiruko rw’i wacu i Rwanda, ndetse kimwe n’urw’ahandi mu bihugu biri mu nzira y’iterambere, usanga bafite inzozi yo kugera i Burayi cyangwa muri Amerika. Buri wese aba yifuza kugera muri ibi bihugu, aho hantu batubwira mu makuru. Baba bifuza kureba n’amaso yabo ibyo byose bajya babona ku ma tйlevisions bakibaza niba ari ukuri cyangwa ari ibikabyo. Baba bifuza kandi kugera aho hantu haba amafaranga menshi, kugira ngo bayashake bizeye umuronko. Kubera kubigira inzozi n’icyifuzo ndengakamere mu buzima bwabo rero, ngira ngo hari igihe abo bantu bageraho bakibagirwa ko i Burayi no muri Amerika naho ari ku isi. Jyewe nanagira nti : ni ku isi kuruta i wacu, dore ko hari ibirangaza muntu byose.

Ni ngombwa rero ko muri iyi nyandiko, nk’abakristu, tuvuga no ku kuri kw’aho hantu, kugira ngo abantu bave mu mwuka w’icyo cyifuzo cyabaye paradizo mu nzozi, maze bamenye ukuri kw’ubuzima bw’umukristu hano i Burayi.

Ngira ngo iyi ngingo uwayivuga mu byiciro bibiri byarushaho gufutuka. Kwemera Imana i Burayi ku bahavukiye, no Kwemera Imana i Burayi ku bavukiye i wacu.

A. Kwemera Imana i Burayi ku bahavukiye

Bavandimwe,

Nk’uko tubizi twese ibi bihugu by’i Burayi nibyo byadutanze kumenya inkuru nziza. Ni nabyo kandi byafashe iya mbere kugira ngo bize kuyitumenyesha i wacu muri Afurika. Bakwiye ishimwe n’umugisha by’Imana. Iyo umuntu ageze ino rero, abona rwose ko ukwemera kurambye, kandi ko habaye abatagatifu koko.

Ndashaka kuvuga ko ino hari abakristu benshi kandi beza. Nyagasani yagaragarije amahanga ubutungane bwe, maze akomeza kubera abamuyobotse ikiramiro na mwikorezi muri ibi bihugu birimo amajyambere ku mpande zose. Ni ibihugu byateye imbere mu byiza no mu bibi.

Iyo umuntu arebye ingeso mbi zikorerwa ino, nk’ibyo twahoze tuvuga haruguru byo guha umwanya ingeso mbi za muntu, umuntu akareba uburyo abantu benshi badatinya kwerura bavuga ko Imana itabaho, ko ari igitekerezo abantu bihimbiye, abandi bagakora ubushakashatsi bugamije gusenya ukwemera n’amahame ya Kiriziya, nyamara muri ibyo byose Kiriziya n’abayoboke b’Imana bagakomera ku isengesho no ku Mana yacu, bitera imbaraga bigakomeza mu kwemera. Imana yonyine niyo iha umuryango wayo imbaraga zo kuramuka no kuramba, muri ibyo byose biwugarije kuva mu binyejana n’ibinyejana. Jyewe rero nshima byimazeyo Kiriziya ya hano mu bufaransa, (ni urugero), kandi uwo muco wabo wo kunyura muri byinshi nyamara ntutezuke ku Mana, wari ukwiye kutubera urugero twese.

B. Kwemera Imana i Burayi ku bavuye i Rwanda.

Bavandimwe,

Burya nta kiza nko kugenda cyane. Ni koko bitera kubona, umuntu akamenya ibyo atari azi, akiga, agahumuka.Ariko rero ikibi, ni uko akenshi kubona nabyo bidutera kugenda.

Iyo umunyarwanda ageze hano i Burayi, akinjira muri za train, metro na tram, akazamuka mu mazu ya sanango tutagira i wacu, akabona imihanda igenda ica hejuru y’iyindi, akabona uburyo abantu banyuranwamo amanywa n’ijoro, akitegereza iterambere n’urwego rigezeho, akibaza aho asize u Rwanda n’inzira rusigaje ngo rufate abandi, akenshi aribwira ati : « Dore ijuru nashakaga ngiri ». Nuko agashishikara akinjira mu cyo nakwita « imashini y’imibereho » y’ino i Burayi, agatangira agakora ama jobs (ibiraka), akoherereza amafaranga abo asize, akagura imodoka, akarongora cyangwa akarongorwa, akabyara agakora umuryango, mbega akitwa umugore cyangwa umugabo. Birumvikana abenshi ntibirirwa basubira i wabo, kuko bataba bizeye kuzahabona ubuzima nk’ubwo babona ino. Iyo umuntu amaze kubyara rero, aratangira agahugira mu gushakisha imibereho y’abana be, kubinjiza muri ya mashini twavugaga haruguru, umwana nawe yamara kugimbuka akaba yikubise mu murongo w’urungano rwe rw’abavukiye ino, bityo bityo umuntu akabaho hanyuma akazapfa.

Jyewe ikimpangayika ni kimwe gusa : Muri iyo mihangayiko yose, ya Mana yacu iba iri hehe ? Aho hari akanya tugirira Imana mu buzima bwacu ? Aho hari Imana twigeze twereka abana bacu mu buto bwabo no mu burere bwabo ? Aho uburere bwabo si ukwiga amashuri bakayatsinda bakazabona amafaranga ? None se ubwo nibamara kuyabona bakagura indege bakajya kugonga inzu z’abandi, tuzaba twarareze ? None se ubwo nibatagira amahirwe yo kuyabona uko bayifuzaga, dore ko nta n’ujya uyahaga, hanyuma bakiyemeza kuyashaka mu bundi buryo, batera gatarina cyangwa ibindi, uzabarenganya ? None se ko utazaba warababwiye icyo urukundo aricyo, ko utazaba warabatoje kwihangana, ko utazaba warababwiye ko kamere muntu n’ubuzima bwa muntu biruta byose, none se ko utazaba waratoje umwana kumenya Imana, kuyizera kuyiragiza mu bihe byose, ubwo uzamurenganya ?

Aho tugira akanya k’isengesho mu buzima bwacu? Aho iyo tugiye gusenga ntitwumva ari imihango yo kudutesha igihe? Nyamara nubwo twese tutabasha gusabana n’Imana mu isengesho, kuko ibyo byo ni impano ihabwa uyishakashakana umutima we wose, ariko ni n’umugenzo usigira abana urwibutso rw’Imana mu buzima bwabo byibura. Umwana utarigeze abona se cyangwa nyina basenga, birumvikana ko utazamubaza isengesho rwose. Azahurira he se n’Imana niba i wabo nta mwanya bayiha mu buzima bwabo ? Azabyita imico y’ahandi.

Icyo nifuzaga kuvuga, ni uko kugira ngo umunyarwanda w’umukristu uri i Burayi abashe kuguma mu gitereko, abashe kugumana ubumuntu n’ubukristu bye, yagombye kugira intwaro y’isengesho rihoraho. Ibyo si ukujya mu missa cyangwa mu biterane buri cyumweru gusa, cyangwa gukurikira abandi mu yindi mihango rusange y’abemera, ahubwo cyane cyane, ni ukugira  gahunda yihariye, y’umuryango, cyangwa yawe ku giti cyawe n’Imana yawe. Kugira igihe cyo kwitekerezaho, kureba aho ugeze urugendo rwawe nk’umukristu. Kureba aho ugomba gukosora. Kurebera hamwe n’Imana intege nke zawe, no gufatira hamwe ibyemezo byo kwivugurura mu Bukristu. Hari abagira imyiherero, jyewe ndabishima. ....

Kizito MIHIGO

www.organistecompositeur.com

 

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mardi 20 février 2007

Un autre site à visiter

Après ce petit site-blog, visitez aussi www.artistesdedieu.afrikblog.com

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